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Aime-moi lorsque je le mérite le moins, car c'est alors que j'en ai le plus besoin.   Proverbe chinois


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C.R.I.-E.V.H. - n°11 2010 2° partie

 

CRI n°11  2010

2 ième  partie 

 

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Le grammairien.
 


 Un jour, un passeur transporte dans sa barque un homme qui est un grammairien. En cours de route, ce dernier lui demande : « Connaissez-vous la grammaire ? »
« Non, pas du tout. »  Répond le passeur sans hésitation.

«  Eh bien, permettez-moi de vous dire que vous avez perdu la moitié de votre vie ! » réplique avec dédain le savant.
Un peu plus tard, le vent se met à souffler et la barque est engloutie par les flots. Juste avant de sombrer, le passeur demande à son passager : « Savez-vous nager ? »  «  Non ! » répond ce dernier terrifié. « Eh bien, permettez-moi de vous dire que vous avez perdu toute votre vie ! »

Cette histoire nous dit : «  A quoi cela sert-il d’avoir une connaissance livresque, si on ne sait pas la mettre en pratique? «  Autrement dit travaillons pour que la connaissance livresque nous mène à la connaissance superficielle, qui mène à la connaissance générale, qui mène à la connaissance  discriminant qui mène à la connaissance pratique. »

Voir les explications sur les différentes connaissances sous la rubrique Pourquoi : Sémantique


 

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Le Diamant de la Connaissance et de la Vérité


C’était il y a très très longtemps, peut-être même était-ce au début des temps, un somptueux diamant d’une valeur inestimable et d’une beauté indescriptible a été placé, selon une vieille légende, dans un écrin doré, puis installé en plein cœur de l’univers. On appelait cette pierre le Diamant de la Connaissance et de la Vérité, car sa pureté appartenait à l’Absolu. Selon la même légende, ce superbe joyau aurait été taillé par Dieu lui-même. Celui-ci y aurait inséré toute Sa sagesse qu’il aurait parsemée sur une multitude de facettes dont chacune recelait une parcelle de Vérité.

Le Grand Joaillier se disait alors que quiconque contemplerait Son œuvre dans son ensemble et en verrait en même temps toutes les facettes serait automatiquement imprégné de la Connaissance et de la Vérité qu’elle contenait.
Mais tel ne fut pas le cas, car, après un certain temps, quand le Créateur s’en fut allé vaquer à Ses autres affaires, les choses tournèrent au vinaigre dans l’écrin magique. En effet, éblouies par leur beauté suprême, certaines des facettes du diamant commencèrent à se prendre pour le joyau entier. Elles se mirent à se louanger elles-mêmes et à prôner la supériorité de la parcelle de vérité qui avait effectivement été placée en elles par le Très-Haut. 

 » Eh ! Oh ! s’écria l’une des facettes à l’univers environnant, essayant par tous les moyens d’attirer l’attention ! Regardez-moi ! Ne suis-je pas la plus brillante de toutes ? Si vous vous efforcez de me ressembler, peut-être serez-vous un jour admis dans mon royaume. Vous ne le savez peut-être pas, mais un homme prénommé Jésus, le fils du Grand Joaillier, celui-là même qui m’a transmis Sa sagesse, est venu séjourner ici pendant un certain temps. Sachez, chers fidèles, que c’est sur ma facette qu’il a semé la bonne nouvelle, et c’est sur elle aussi qu’il a fondé une des plus grandes religions du monde. Pendant toute la durée de son séjour, il n’a prêché que les bienfaits de l’amour. C’est donc en mettant votre foi en moi que vous serez sauvé. «  
Tout imbue d’elle-même, la petite facette s’acharna ainsi à proclamer sa vérité pendant que, d’une facette voisine, une autre voix tentait également de se faire entendre. 

 » Et ! Oh ! déclara-t-elle dans une langue s’apparentant à l’arabe. Vous voulez toucher à la véritable Connaissance ? Ne cherchez plus et venez vous établir ici, car je peux vous assurer que la Vérité réside en ma demeure. Un jour, un très grand prophète du nom de Mahomet est venu s’installer sur la facette du joyau d’où je vous parle. C’est ici-même, je vous le jure, que l’archange Gabriel a investi cet homme de sa mission divine. Il s’agissait de faire connaître Allah, notre Saint Joaillier, le seul et unique Maître, celui au pied duquel toutes les autres religions devront s’agenouiller un jour. Et gare à ceux qui refuseront de se plier aux exigences de notre grand Allah ! Sinon… «  
Et la petite facette enflammée continua ainsi à vouloir imposer unilatéralement sa vérité. Mais une autre voix plus suave s’éleva à deux ou trois facettes de là… 

 » Aoum ! Aoum ! Aoum ! Scandait cette voix à travers un nuage d’encens très dense, bercée par le son plaintif d’une cithare indienne. Venez tous méditer sur mon sol. Vous y trouverez à coup sûr la Vérité, laquelle vous sera divulguée par les plus grands gurus. Un de ceux-ci, un certain Bouddha, est effectivement descendu ici un jour. Durant de très longues années, bien installé sur cette facette d’où je vous parle, il a enseigné la tolérance et le respect. C’est depuis ce temps que nous nous efforçons de lui rendre tous les honneurs dus au rang qu’il occupe dans la hiérarchie céleste. C’est ici que vous trouverez les temples les plus beaux, les plus riches aussi, ainsi que les statues des maîtres «  ascensionnés «  les plus vénérés de l’univers entier.
  « Nous vous apprendrons à méditer selon notre tradition et nous vous aiderons à retrouver rapidement votre soi. Peut-être deviendrez-vous maître à votre tour et serez-vous aussi adulé pour la sagesse que vous aurez acquise ici… »   
Et la petite facette continua à proclamer sa vérité tandis que des milliers d’autres voix s’élevaient de part et d’autre de l’écrin magique, qui commençait d’ailleurs à perdre progressivement de sa luminosité. Chacune des facettes affirmait ouvertement, ou parfois à mots couverts, que sa philosophie était la meilleure et que les autres devraient un jour s’y rallier afin que le joyau retrouve sa brillance originelle.

Toutes les facettes tenaient ce genre de langage, sauf une, qui se trouvait tout au bas du joyau. Elle ne s’était jamais exprimée jusque-là, se contentant d’écouter ce qui se disait et tentant, au meilleur de sa connaissance, de séparer l’ivraie du bon grain. Elle ne faisait sienne que les paroles qui se conformaient à son bon sens. C’était d’ailleurs cette attitude qui l’avait toujours entraînée vers une vie simple, dénuée de bien des peurs et de limitations.
Elle avait grandement apprécié entendre parler de Jésus et de son amour inconditionnel. Mais elle se disait que celui-ci n’aurait sûrement pas voulu que la religion fondée en son nom se proclame supérieure aux autres. Certains propos tenus par Mahomet et dont elle avait pris connaissance à travers le Coran lui plaisaient également. Mais elle refusait de croire qu’un homme d’une telle sagesse ait pu déclarer que sa religion fût la seule à détenir la vérité absolue ; pire encore, que ses disciples devraient se plier à ses exigences coûte que coûte sous peine d’encourir de sévères représailles. Pour ce qui était du fameux Bouddha, elle appréciait ses édits de sagesse, notamment ceux relatifs au respect des croyances des autres. Elle vibrait énormément au contact de cette philosophie de tolérance ; mais elle pouvait difficilement concevoir que la méditation intensive et la soumission inconditionnelle envers un guru soient la seule voie pouvant mener à la libération.
Mue par l’humilité et le désir de se connaître davantage, la petite facette cachée écouta durant des siècles et des siècles tout ce qui se disait à la surface du joyau dont elle faisait partie. Cependant, elle ne gardait de ces enseignements que ce qui la libérait et rejetait tout ce qui aurait eu pour effet de l’enchaîner.

Alarmé par tout le brouhaha soulevé par l’énergie perturbatrice, qui commençait même à déborder de l’écrin, le Grand Joaillier crut bon d’intervenir. Pour cela, il contacta personnellement la seule petite facette qui lui était restée réellement fidèle et lui enjoignit de s’exprimer en son nom : «  Il est temps que tu remettes de l’ordre dans ce chaos et que tu Me redonnes vie, lui dit-il. Quant à vous, cria-t-il à l’intention des autres facettes, qui n’avaient même pas remarqué sa présence, taisez-vous ! «  

L’autorité avec laquelle avaient été lancés ces deux derniers mots réussit à faire cesser le moindre chuchotement. Un silence total s’installa…
  « Hum ! Hum ! fit alors une petite voix en provenance d’un coin perdu du joyau. Visiblement, elle était impressionnée par l’intérêt qu’on lui prêtait soudain. Je vous écoute clamer votre vérité depuis longtemps et, sans vous flatter, je trouve merveilleux de vous entendre parler ainsi de vos dieux respectifs. Mais ce qui me dérange, osa-t-elle ajouter d’une voix tremblante, c’est que vous parlez tous en même temps et que vous ne prêtez jamais l’oreille aux perles de sagesse qui fusent aussi des facettes voisines. A en juger par la justesse de vos propos, il est évident que vous avez oublié que personne d’entre vous n’est toute cette Vérité. »  
 
Un malaise bien perceptible s’installa sous l’écrin. Certaines facettes se mirent à maugréer en voyant soudain leur suprématie mise en doute par une si petite facette, inconnue en plus, qui n’avait même pas d’orientation religieuse définie, et pas le moindre disciple non plus. Mais pour qui se prenait-elle, cette petite prétentieuse ? Par contre, un argument majeur jouait en sa faveur : le Grand Joaillier l’avait personnellement chargée de parler en son nom. Et c’est uniquement pour cette raison que les facettes se turent de nouveau. Elles reprirent leur écoute avec plus ou moins de facilité, car l’ego avait déjà établi son emprise sur la plupart d’entre elles. 

  « Je ne veux pas vous dénigrer, encore moins vous diviser, reprit la douce voix. Je veux simplement vous inciter à reprendre le dialogue au lieu de vous battre à coup d’idéologies. Pourquoi ne vous occuperiez-vous pas de bâtir ensemble un avenir fondé sur vos ressemblances plutôt que sur vos différences ? Ce principe n’est-il pas à la base de tout projet commun ?
 Notre joyau est tellement merveilleux quand on le regarde dans son ensemble. Faites-moi plaisir. Oubliez un instant vos édits religieux, vos rituels, vos méditations et vos lois, et prenez quelques instants pour vous élever toutes ensemble. Constatez alors que c’est la somme de toutes les facettes du diamant qui fait son unique beauté et sa richesse infinie. Sans la totalité de notre joyau, nous ne sommes rien. N’obligez pas le Grand Joaillier à fermer à tout jamais cet écrin qui nous sert d’univers commun, afin de nous empêcher d’exercer notre influence négative sur le reste de sa Création. 

 Vous pouvez continuer à vous développer individuellement, à polir chacune de vos facettes, ce qui est très bien. Mais, je vous en prie au nom de ce que j’ai de plus cher au monde, ma liberté, gardez l’esprit ouvert. Ne vous prenez plus jamais pour les détenteurs uniques de la Vérité suprême. Développons notre vérité chacune de notre côté, et du mieux que nous le pouvons, en nous ouvrant constamment à celles des autres. La Grande Vérité naîtra de chacune de nos petites vérités, vous comprenez ? Lorsque nous aurons pu établir suffisamment de liens entre nous et que nos disciplines respectives sauront se nourrir les une des autres au lieu de se combattre, alors seulement la Vérité éclatera. Et c’est ainsi que nous en viendrons à ne former qu’un seul et unique diamant de la connaissance. »  

À ces mots, l’écrin magique, qui avait été clos par son Créateur depuis un bon moment déjà, afin d’éviter l’épidémie d’égoïsme et d’étroitesse d’esprit qui était en train de se répandre, se rouvrit sous les yeux ébahis de tous. Chacune des facettes du diamant se mit alors à capter les rayons du soleil, et il émana de chacune une couleur particulière. Des milliers de teintes différentes furent ainsi projetées dans l’univers, unies pour une première fois et exprimant une seule et même Vérité. Toutes les facettes faisaient enfin partie du même TOUT.

Bercé par cette symphonie de couleurs et de sons célestes, le Grand Joaillier put enfin réintégrer Sa propre création et devenir à son tour chacune de Ses facettes…
 

André Harvey : «  Contes d’Eveil »

Pour illustrer ce texte voir: " Et si c'était ça?"

"Les religions nous limitent à ce qu'elles croient et la spiritualité nous ouvre à l'infini."

 

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L’arbre qui voulait rester nu  

 


Il était une fois un arbre. Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents...
Ah !, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.

Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.

Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs ; il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais...
Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait, que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs. Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers... n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.

C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais... ni feuille, ni fleur, ni fruit.
Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.

Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard. Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre. Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard. Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.

Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.

S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage.

Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.
Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile. Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.

Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.

N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir. N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.

Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque-chose dans le monde ; n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour que Dieu nous a donnés.
 

Extrait de "De fleurs et d'arbres" : Antoine Lang


 http://antoinelang.unblog.fr/.
 

 

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Raja Harischandra



Il était une fois un Raja honnête et vertueux du nom du Harischandra. Il était aimé et respecté de tous à travers tout son royaume pour sa bonté de cœur et sa manière juste de gouverner. Sa renommée devint si grande qu'elle dépassa largement les limites du royaume et même Indra, le Roi des Dieux eut vent de ses qualités. Il fut si impressionné qu'il décida de mettre la vertu du fameux roi Harischandra à l'épreuve.

Un soir que celui-ci dormait aux cotés de la reine, la belle Taramati, le souverain des Dieux lui apparut en rêve sous la forme d'un saint homme. Le Raja se vit avancer vers le saint homme et lui donner sans hésitation son palais, son royaume et toute sa fortune.

Le lendemain matin, il se réveilla perturbé et fit part de son rêve à la reine. - Ce n'était qu'un rêve, le rassura-t-elle. Ton royaume t'appartient toujours et tu n'as fait aucune promesse. Pourquoi quelqu'un viendrait-il te le revendiquer?
Ses mots l'apaisèrent quelque peu et les obligations du royaume eurent tôt fait d'occuper l'esprit du roi. Il en oublia cet incident jusqu'au jour où un étranger se fit annoncer à la cour. Au premier regard, Raja Harischandra reconnut le saint homme de son rêve.

- Te souviens-tu de moi, demanda-t-il?
Le roi acquiesça.
- Je viens réclamer ce que tu m'as déjà donné!
Harischandra honora donc sa promesse telle qu'il l'avait rêvée et lui fit don de toutes ses possessions. Mais Indra ne s'en tint pas la.
- Maintenant que ta destinée s'est réalisée, il te faut payer la dakshina comme la tradition l'exige.
- Mais je n'ai plus rien à offrir, je t'ai tout donné, s'exclama-t-il. Pour réunir une somme pareille, j'ai besoin de temps.
- De combien de temps as-tu besoin?
- Un mois devrait suffire.

C'est ainsi qu'Harischandra et sa famille prirent la route afin de vendre la dernière chose que le roi posséda: sa propre personne. Mais l'esclavagisme avait été aboli sous son règne, et ils durent pousser leur chemin jusqu'aux limites du royaume; A Kashi (Bénarès), la capitale du royaume voisin, quelqu'un voudrait certainement de lui comme esclave.

Il ne tarda pas à trouver un chandal qui avait besoin d'une personne pour l'assister dans la crémation des morts. Pendant que son nouvel assistant s'occuperait des préparatifs et de percevoir la taxe, le chandal pourrait se concentrer sur le déroulement des cérémonies funéraires. Mais la somme offerte par le chandal ne suffit pas à couvrir le montant de l'offrande et la belle Taramati dut, elle aussi, se vendre comme esclave auprès d'un commerçant de la ville, à la condition de pouvoir rester fidèle à son mari. Harischandra put ainsi honorer sa promesse à temps en offrant la somme enfin réunie à Indra.

Harischandra et Taramati suivirent leur nouveau maître respectif, chacun de leur coté, la reine emmenant avec elle leur jeune fils Rohitashwa. Les mois s'écoulèrent pendant lesquels ils vécurent séparés et sans aucune nouvelle l'un de l'autre.

Un jour, alors que le jeune Rohitashwa jouait seul dans le jardin, un serpent venimeux le mordit. Sa mère fit appel à toutes ces connaissances pour le guérir, mais rien ne put le sauver. Malgré la tristesse qui vidait son corps de larmes, il fallait penser à la crémation du corps de son fils qui lui permettrait de rejoindre l'au-delà. Mais le peu d'argent qu'elle avait réussi à mettre de coté suffit à peine à payer le linceul. N'ayant plus rien à donner au chandal, elle se rendit, désespérée, sur les rives du Ganges afin de donner elle-même les derniers rites mortuaires à son fils.

Harischandra était auprès de son maître lorsqu'il reconnut sa femme. Il ne lui fallut que quelques instants pour réaliser que son unique fils était mort et que la pauvre Taramati essayait d'accomplir la cérémonie mortuaire sans l'aide du chandal. Bien que terrassé par la peine, sa vertu le poussait à accomplir son devoir. Il s'avança vers sa femme:
- Tu ne peux pas rendre le dernier service funéraire seule. Telle est la tache dévolue à mon maître.
- Mais je n'ai pas les moyens de le payer, je n'ai plus rien. Mon propre corps ne m'appartient plus.
- Il te reste le linceul, rétorqua Harischandra. Vends-en une moitié pour payer le chandal.
Dans la tristesse et la honte de ne pouvoir offrir à leur fils une cérémonie décente, ils coupèrent le linceul en deux.

A ce moment apparut Indra, suivit de tous les Dieux. Il prit la parole:
- Maintes fois nous avons mis ta vertu à l'épreuve et même dans l'adversité tu as su rester honnête et juste. Nous te rendons ton royaume et ton fils. Vas en paix et qu'il soit dit que Raja Harischandra a été un des hommes les plus vertueux. Adieu.

C'est ainsi que Raja Harischandra, Taramati et le prince ressuscité Rohitashwa rentrèrent dans leur royaume et y vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours.
 

Raconté par M. Bharat Ratna Bhargava, mis en texte par Ian Jaquier et Olivier Cheneval.
 

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Histoire de la fête du Shah-e Pariyoun

Conte Zoroastre

Il était une fois un couple très pauvre qui habitait près de la ville d'Issatis. Lui était berger et elle faisait des petits travaux à la ville dans les belles maisons. Ils avaient ainsi juste assez pour manger. Un jour elle passa devant une maison particulièrement magnifique vers laquelle plusieurs personnes se dirigeaient. Elle s'arrêta, fascinée et curieuse, et demanda s'il y avait là une sorte de cérémonie. On lui répondit que oui et qu'elle pouvait se joindre aux visiteurs. L'intérieur de la cour était encore plus beau. Sur le sol était posée une grande nappe en guise de table avec des fruits en quantité, tous murs et colorés, des noix, des amandes, du riz et des légumes qui dégageaient une odeur enivrante. Mais aucune viande. On lui expliqua que c'était la demeure du Shah-e Pariyoun (le roi des anges) et qu'aujourd'hui tout le monde était venu à jeun pour adresser leurs vœux à Dieu et qu'après tout le monde mangerait et que les vœux seraient exauces. La femme du berger fit comme les autres et pria pour une vie meilleure et plus facile. Elle promit de donner le même festin tous les ans si son vœu se réalisait. Ils mangèrent tous réunis et la femme du berger rentra chez elle pour raconter cette merveilleuse journée a son mari.

Le temps passa et la femme du berger tomba enceinte, en même temps que la femme du Shah. Elles accouchèrent aussi dans la même période, mais la reine n'avait pas assez de lait pour son enfant et le roi chercha une nourrice. Il trouva naturellement la femme du berger et ainsi commença pour le pauvre couple une vie meilleure et plus facile.

Tout à son bonheur, la femme du berger oublia sa promesse. La reine demanda un jour à la nourrice de surveiller ses bijoux pendant qu'elle prenait son bain. Alors surgirent du mur des mains de pierres qui s'emparèrent des précieux objets et disparurent. La nourrice expliqua ce qui c'était passé, mais la reine qui n'avait rien vu ne la crut pas un instant. Le couple fut chasse du palais et leur vie misérable recommença. La promesse faite plus d'un an auparavant revint à la mémoire de la nourrice et elle décida de réparer sa faute en préparant le repas. Elle prit leur seul trésor, une bague, et la vendit pour acheter la nourriture, de beaux fruits, des noix, du riz et des légumes. Ils jeûnèrent, firent le vœu de retrouver leur vie précédente et mangèrent.
En même temps, au palais, deux mains de pierres sortirent du mur pendant le repas royal et déposèrent devant le couple les bijoux volés. Le Shah et sa femme comprirent que la nourrice n'avait pas menti et ils allèrent eux-mêmes chercher le pauvre couple pour les ramener au palais.

Depuis ce jour, chaque année un beau repas est préparé pour la fête du Shah-e Pariyoun et toutes les familles zoroastriennes fêtent, chantent et dansent ensembles
 

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Prier c'est ouvrir une porte, une porte vers l'intérieur. Prier c'est descendre en toi, venir Me rencontrer. Ne choisis pas les mots de ta prière. Laisse ton cœur Me parler. Quand tu auras terminé ta prière, je vais l'accueillir, mais ne referme pas la porte immédiatement. Reste en contact encore un peu pour que tu puisses accueillir tout l'amour que je t'envoie.

(Raymond Viger)
 

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Votre petite église             



 Il y a, non loin d'ici, une petite église que je connais bien.
Vous la connaissez aussi, mais vous ne semblez pas savoir que c'est une église, une vraie église où réside le bon Dieu.
Il n'est pas besoin d'y marcher pour s'y rendre : elle n'est pas située dans telle ou telle rue.
Cette petite église, c'est VOUS-MÊME !
Votre noble front n'en est-il pas la tour ?
Vos yeux, les brillantes verrières ?
Votre cœur, la lampe du sanctuaire qui en éclaire doucement l'intérieur ?

Votre voix n'est-elle pas la ravissante musique qui y chante l'hymne de l'amour ?
Vos saintes pensées ne sont-elles pas l'autel mystique où le Seigneur descend d'en haut ?
Votre âme, votre âme si précieuse, n'est-elle pas le blanc tabernacle de cette petite église ?
Et votre corps, le voile qui le cache à vos yeux ?
Chaque fois que vous communiez, votre langue n'est-elle pas la table du Seigneur, et vos lèvres s'ouvrent pour le recevoir ?
Et vos prières, le tintement de la cloche ?
Et votre humble attitude, le plancher de ce mystérieux sanctuaire ?
 Oui vraiment, vous êtes une église, vous que l'Esprit Saint habite.
Vous êtes le temple de Dieu.

En vous réside celui qui vous aime et que vous aimez plus que tout au monde.
Mettez la main sur votre cœur, mille fois le jour, et dans votre propre et chère petite église, faites-lui souvent des visites d'amour !
 

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Date de création : 02/04/2010 @ 15:13
Dernière modification : 07/05/2013 @ 17:28
Catégorie : C.R.I.-E.V.H.
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Pensée du jour
 
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Chaque matin, posez-vous cette question : « Quelle est la grande victoire que je dois viser dans cette vie, à laquelle me préparent ces épreuves ? » Rappelez-vous que votre corps est le char, l'intellect le conducteur, que les désirs sont les routes où vous vous aventurez, tiré par la corde des attachements aux sens, et la liberté est le but ; le Soi Divin intérieur devrait être votre Guide et votre But. Si vous aspirez à échapper aux conséquences de la naissance et de la mort, nettoyez votre mental si efficacement qu'il soit presque éliminé. Cela n'est possible que lorsque vous vous identifiez avec le Résident qui en vous, plutôt qu'avec le corps! Votre corps est le coffret de l'Âme, obtenu en récompense des activités personnelles de corps et du mental. Lorsque vous vivez dans la conscience du Divin omniprésent, vous vivez dans l'amour - l'amour déferlant en vous et à travers vous, vers tous ceux qui vous entourent. Vous expérimenterez naturellement et continuellement, l'amour, la paix et la joie.
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