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Le pardon est un acte d'amour envers soi-même   Don Miguel Ruiz


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C.R.I.-E.V.H. - n°09 2008 1° partie


 

CRI n°9 2008

1ère partie

 

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ycoeur43.gif L’éducation sans caractère,
Le commerce sans moralité,
La politique sans principes,
La science sans humanité,
La religion sans amour,
La connaissance sans application,
Le patriotisme sans sacrifice 
Sont non seulement inutiles mais ils sont franchement dangereux.ycoeur43.gif

 

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Irena Sendler: héroïne dans la vie comme au théâtre.

 

Voici une belle illustration des Valeurs Humaines : le Courage, le Sacrifice et la Simplicité.

Ce récit est aussi l'incroyable histoire d'une amitié entre une héroïne polonaise et une poignée d'élèves du Kansas.
Prenez quatre élèves d'une école secondaire de Uniontown, bled perdu dans le sud du Kansas. De belles adolescentes des années 90 nées dans une bourgade de 300 habitants presque tous blancs, anglo-saxons et protestants. Prenez maintenant une Polonaise nonagénaire, ancienne travailleuse sociale qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, a risqué sa vie pour sauver quelque 2500 enfants juifs en les transportant en secret à l'extérieur du ghetto de Varsovie.
Quelles sont les chances pour que ces deux planètes éloignées dans le temps et dans l'espace arrivent un jour à se croiser? La probabilité pour que les filles de Uniontown se lient d'amitié avec la vieille dame de Varsovie? Plutôt infime, à première vue et pourtant, Megan, Elizabeth, Jessica et Sabrina ont bel et bien rencontré Irena Sendler. Mieux: elles ont raconté sa vie dans une pièce qu'elles ont écrite avant même de savoir que Mme Sendler était toujours en vie.Et encore mieux: grâce à elles, Irena Sendler, qui était une quasi-inconnue dans son propre pays, a atteint une notoriété mondiale. Au point qu'elle a été mise en nomination pour le prix Nobel de la paix.

L'étincelle

Au commencement, il y a eu un entrefilet dans le « US World and News Report » au sujet d'une travailleuse sociale polonaise qui avait réussi, pendant la guerre, à sortir plus de 2000 enfants du ghetto de Varsovie .Un paragraphe ou deux, dans un grand reportage consacré à «d'autres Schindler» - c'est-à-dire des gens qui, comme l'industriel allemand qui employait des Juifs dans son usine de Cracovie, avaient réussi à arracher des gens aux camps de la mort
L'histoire a attiré l'attention de Norman Conard, un professeur d'histoire de l'école secondaire de Uniontown. Chaque année, cet enseignant propose des sujets de recherche à ses élèves. Il a mis la coupure de presse dans la chemise où il garde des idées de sujets pour ses étudiants. Elle y est restée pendant cinq ans. Puis, en 1999, des élèves de neuvième année cherchent un sujet pour la Journée nationale de l'histoire. Elles s'intéressent à l'Holocauste. L'entrefilet sur Irena Sendler est providentiel.

Les préparatifs

«Ça nous paraissait incroyable qu'une seule personne ait pu sauver 2500 enfants», raconte Megan Stewart qui, de l'avis même de ses amies, a été l'âme de ce projet.
«En fouillant sur Internet, nous n'avons trouvé que deux petites mentions sur Irena Sendler. Elles confirmaient qu'elle avait été à la tête de la division pour enfants de Zegota, un groupe polonais d'aide aux juifs, et que, grâce à elle, 2500 enfants ont échappé à la mort», raconte Megan, qui, à l'époque, avait tout juste 14 ans. C'était peu pour étoffer la pièce de théâtre que les quatre adolescentes espéraient présenter au concours de la Journée de l'histoire. Elles ont donc complété leur oeuvre avec d'autres histoires de survivants glanées ici et là.
Résultat: une pièce à quatre personnages d'une durée de 10 minutes, jouée devant un portail métallique surmonté de l'inscription «Warsaw Ghetto» Les filles restaient fascinées par cette femme qui, chaque jour, allait chercher des enfants au ghetto alors que ce simple geste pouvait lui valoir la peine de mort. Elles veulent en savoir plus. Elles rêvent d'aller se recueillir sur sa tombe.
Surprise: cette femme qui était déjà âgée d'une trentaine d'années pendant la guerre n'était enterrée nulle part, pour la simple raison qu'elle n'était pas morte. Une organisation juive leur fournit l'adresse d'Irena Sendler à Varsovie. Elles lui écrivent un mot en anglais et y joignent leur pièce. Megan Stewart se souvient encore du jour où une de ses trois compagnes, Elizabeth Cambers, est arrivée en criant: «On a une lettre, on a une lettre!» La lettre était écrite en polonais. Et Megan se souvient encore par cœur de sa toute première phrase. «À mes chères filles qui sont si proches de mon cœur», avait écrit Irena
«De recevoir cette lettre a été un énorme choc pour moi. Des enfants américains qui ont écrit une pièce à mon sujet!» Raconte la vieille dame, qui, à l'âge de 97 ans, entend parfaitement ce qu'on lui dit au téléphone et s'exprime avec clarté, quoique d’une voix un peu vacillante.
Elle se décrit comme quelqu'un de «modeste» qui n'a jamais fait de flafla avec son engagement pour la survie des enfants juifs. «Il n'y avait pas grand-chose à raconter juge-t-elle.
Irena Sendler a été touchée au cœur par l'intérêt de ces enfants du bout du monde, mais elle n'était pas complaisante pour autant. «Il y avait une erreur importante dans la pièce, se rappelle-t-elle. Elles avaient écrit que je réussissais à sortir les enfants en disant qu'ils avaient le typhus. Mais les Allemands tuaient tous ceux qu'ils soupçonnaient d'avoir le typhus.»

Comment ça s'est passé ?

La correspondance s'est poursuivie et Mme Sendler a raconté aux filles comment les choses s'étaient vraiment passées. Non, elle n'a pas sorti tous les enfants elle-même: seule, elle n'y serait jamais arrivée.
Il fallait un réseau de Polonais autorisés à entrer dans le ghetto. Il fallait aussi des familles prêtes à accueillir ces enfants pâles, qui s'exprimaient souvent avec un lourd accent yiddish. Il fallait de l'argent pour acheter des complicités, fabriquer de faux papiers.
Certains des enfants, les plus vieux, pouvaient s'enfuir seuls, passer par des trous creusés sous le mur. D'autres étaient transportés dans des bennes à déchets ou des camions de briques. Des bébés étaient placés dans des boîtes, d'autres ficelés dans de petits paquets qu'on lançait par-dessus le mur. De nombreux parents hésitaient à confier leurs petits, préférant rester avec eux jusqu'à la mort. Irena Sendler devait les convaincre de lui céder leurs enfants – une tâche terriblement difficile

Comment les enfants retrouveraient-ils leurs parents après la guerre s'ils ne connaissaient pas leur vrai nom? Irena a noté sur des bandelettes de papier les données sur chacun des enfants, le nom d'origine, le nom de la famille d'accueil.
Elle a d'abord gardé cette liste chez elle. Mais, un jour d'octobre 1942, elle a entendu dans l'escalier les pas des agents de la Gestapo. Elle a tout juste eu le temps de lancer ses «fichiers» à une collaboratrice qui a les a enfouis dans un tas de linge. Puis, la police nazie l'a emmenée. Irena Sendler a été torturée, mais son réseau a réussi à la faire libérer en «achetant» un agent de la Gestapo. L'expérience lui a fait comprendre que la liste des enfants sauvés n'était plus en sécurité chez elle. Elle l'a placée dans un bocal qu'elle a enterré dans un jardin.
La pièce trouve son titre: Life in a Jar. La vie dans un bocal. Le texte s'enrichit de nouveaux détails, on ajoute des personnages: un maître chanteur, une religieuse qui garde des enfants. La pièce atteint une quarantaine de minutes. On la joue dans des colonies de vacances, des écoles.

La rencontre

Les filles rêvent d'aller en Pologne à la rencontre de leur héroïne. Elles le feront en 2001, avec leur professeur, Norman, et un couple de grands-parents. Direction: Varsovie.«Elle ne fait même pas cinq pieds, je me demande d'où elle tient sa force», s'étonne encore Megan qui a été impressionnée par la manière ferme dont Irena Sendler l'a serrée dans ses bras. Entre Irena et les ados, c'est le coup de foudre. «Elles sont géniales, les filles», lance la vieille dame au bout du fil. Il y aura deux autres voyages en Pologne, où Life in a Jar sera un jour représentée devant un groupe formé de juifs survivants et de Polonais qui ont aidé des juifs. C'était à un moment où la Pologne auscultait douloureusement son rôle face à la Shoah. Des massacres de juifs par des Polonais, longtemps occultés, venaient de faire brutalement apparition dans le débat public.
«Beaucoup de nos spectateurs ne comprenaient pas l'anglais, mais tout le monde pleurait», se souvient avec émotion Jessica Shelton, l'une des jeunes comédiennes. Peut-être ne comprenait-elle pas, elle-même, tout le sens de ces larmes.

Le succès

Depuis huit ans, Life in a Jar a été jouée plus de 200 fois. Les filles ont quadrillé les États-Unis. Elles ont vieilli. Jessica et Megan se sont mariées. Jessica attend un bébé pour le mois d'août. Megan a terminé son diplôme en administration et travaille dans une pharmacie.
Qu'ont-elles appris dans cette aventure? «Il n'y a aucune diversité à Uniontown, pas un juif dans tout le comté, et notre premier élève noir va obtenir son diplôme cette année», explique Norman Conard. Selon lui, tous ceux qui ont pris part à ce projet ont pris «une grande leçon de vie, une leçon sur les préjugés».
«Nous avons appris qu'un seul être humain peut changer le monde», répondent tour à tour Megan et Jessica.
«Ces jeunes n'ont aucune racine juive ou polonaise, et elles ont pris ça tellement à cœur!» S'étonne Elzbieta Ficowska, qui préside une association d'enfants de l'Holocauste et qui a elle-même survécu grâce à Irena Sendler. Elle a été sortie du ghetto dans une boîte, à l'âge de 6 mois. Avec, pour seule possession, une cuillère d'argent sur laquelle était gravé son nom.
Au début, sa maman téléphonait à sa famille d'accueil, juste pour entendre son babillage. Puis les coups de fil ont cessé.
Aujourd'hui, Elzbieta Ficowska estime qu'elle a eu trois mères. Sa mère juive, morte à 24 ans. Sa mère polonaise, qui l'a élevée. Et Irena Sendler, sans qui elle n'aurait jamais survécu.
Elzbieta Ficowska a vu la pièce, l'a trouvée à la fois naïve et touchante. «Pour ces filles, la guerre, c'est la préhistoire.»
Comment expliquer la passion des jeunes du Kansas pour la vie de cette dame quasi centenaire? «Les jeunes ont besoin de modèles. Aujourd'hui, les modèles tombent les uns après les autres. Et Irena, elle, ne tombera pas...»
L'héroïne Irena Sendler est née en 1910. Au début de la guerre, elle travaille pour le bureau d'aide sociale de Varsovie. Dès la création du ghetto, elle tente de secourir les enfants juifs qui errent à l'intérieur et à l'extérieur des murs. Elle finit par s'associer à Zegota, organisation polonaise d'aide aux Juifs. Elle devient la responsable de la section «enfants» de ce groupe clandestin. On a souvent qualifié Irena Sendler de «Schindler polonaise». Cette association choque Elzbieta Ficowska, qui fait partie des enfants sauvés par Mme Sendler. «Schindler profitait financièrement des prisonniers qu'il a fini par sauver. Irena, elle, risquait sa vie, et elle n'y trouvait aucun intérêt personnel», souligne-t-elle, jointe à Varsovie. Irena Sendler n'a pas été non plus immortalisée par un film. Jusqu'à tout récemment, elle était inconnue dans son propre pays. Mais avec la vague d'intérêt créée par les jeunes du Kansas, son histoire a commencé à faire du bruit. Sa biographie a été publiée il y a deux ans. Elle a reçu des distinctions nationales. Et sa candidature a été proposée pour le prix Nobel de la paix. «Les filles sont devenues célèbres avec cette pièce, et elles m'ont rendue célèbre moi aussi», constate-t-elle.
Les filles
À l'origine du projet, il y a un professeur enthousiaste, Norman Conard, et quatre élèves: Megan Stewart, Elizabeth Cambers et Jessica Shelton, qui étaient à l'époque âgées de 14 ans, et Sabrina Coons, 16 ans.
Depuis, l'équipe a grandi et une trentaine de personnes participent à la pièce « Life in a Jar », qui dure une quarantaine de minutes.

Voir aussi le diaporama Irena Sendler

 

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La vie n'est pas pour moi une simple bougie. C'est une sorte de torche splendide que je dois tenir un moment et je veux la rendre la plus brillante possible avant de la remettre à la génération future.

George Bernard Shaw

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BERNIE, L'OISEAU QUI AVAIT PEUR DE VOLER


 
Nous allons vous raconter l'histoire de Bernie, cet oiseau qui avait peur de voler. Nous voulons vous narrer comment ça s'est passé, parce que c'est une histoire merveilleuse que tout le monde connaît au pays des oiseaux. Tous les oiseaux s'en souviennent d'ailleurs.


Bernie avait grandi dans un nid très haut perché. Peut-être savez-vous comment les oiseaux apprennent à voler ? C'est plutôt spectaculaire, et ça fait peur, aussi ! Quand les enfants oiseaux sont prêts, maman et papa oiseaux les poussent hors du nid au moment où ils ne s'y attendent pas ! Le saviez-vous ? Les oiseaux tombent tout naturellement, mais très vite ils savent qu'ils doivent étendre leurs ailes, commencer à battre des ailes. Et lorsqu'ils le font, soudain le vent se met à les soulever et, hop les voilà en train de monter ! C'est un peu dur de tomber jusqu'au moment d'étendre les ailes pour voler, mais maman et papa oiseaux ne peuvent pas leur apprendre à voler quand ils sont dans le nid. Pensez-y un peu ! On ne peut pas vraiment voler dans un petit nid !

 Mais Bernie ne voulait rien savoir de tout ça. Il avait vu sa sœur, au moment où on l'avait poussée hors du nid très tôt un matin, et il l'avait regardée tomber, tomber, tomber, et encore tomber. Mais à la toute dernière seconde, elle avait déployé ses ailes et s'était mise à battre des ailes comme une désespérée. Finalement, elle s'était envolée ! Mais Bernie avait eu l'impression qu'avant de savoir quoi faire, elle avait failli s'écraser au sol, et il avait pris peur. Il ne voulait pas entendre parler de voler ! Il se disait, « Je ne vois pas pourquoi je devrais voler ! Il y a quelque chose qui ne va pas, dans toute cette histoire. »

Bernie arriva à convaincre son frère Bobbie que tout ça, c'était stupide. Bobbie non plus ne voulait pas apprendre à voler, alors il alla en parler à sa maman. Il lui annonça qu'il ne voulait pas voler parce qu'il avait peur et qu'en fait il n'en avait vraiment pas besoin, parce que dans le nid, c'était chouette, et que c'est là qu'il voulait rester ! Sa maman le regarda bien dans les yeux, puis aussitôt le poussa hors du nid ! Bobbie tomba, tomba, et juste au bout de la chute, il ouvrit les ailes, puis battit des ailes encore et encore, et prit enfin son essor. 

Bernie avait tout vu. Il était le plus jeune, ayant éclos au moins deux minutes après tous les autres, et il savait qu'il serait le prochain à devoir apprendre. Il se disait, « Tant pis si mon frère et ma sœur ont vécu ça ! Personne ne me poussera hors du nid parce que je n'ai pas besoin de voler. Ce n'est pas pour moi ! » Il dut mijoter un plan.

 Une nuit où tout le monde dormait, il trouva une ficelle. C'était quelque chose que papa avait apporté dans le nid pour le consolider. Parfois, lorsqu'on construit un nid, on utilise toutes sortes de matériaux pour le renforcer, et Bernie avait trouvé une ficelle au milieu des branchages et des pailles dont était fait le nid. Il décida d'attacher un bout de cette ficelle à sa patte, et l'autre bout à une partie solide du nid : ainsi, quand sa maman le pousserait hors du nid au moment le plus inattendu, il ne tomberait que de quelques centimètres et cela le sauverait de la chute. C'était un bon plan !
 
Le problème, c'est que Bernie n'était jamais allé à un camp scout pour oiseaux. Alors il ne savait pas bien faire les nœuds d'oiseaux ! Du mieux qu'il put, il fit un nœud qu'il pensait solide et qu'il s'arrangeait pour cacher en faisant toujours face à sa maman lorsqu'elle s'approchait. Bien sûr, la nuit suivante, pendant qu'il dormait, sa mère le poussa hors du nid !

Ça a marché ! Il passa par-dessus bord, et la ficelle tint bon. Il était là, suspendu à quelques centimètres dans les airs. Il faisait plutôt sombre, et maman, pensant que son Bernie était en train d'apprendre à battre des ailes et à voler, se recoucha. Bernie resta suspendu en silence, se pensant très malin. À l'aide de son bec, il grimpa le long de la ficelle et retrouva sa place toute chaude dans le nid. Il était si heureux de n'avoir pas eu à tomber et à voler comme son frère et sa sœur ! Puis il se rendormit.
 
Le lendemain matin, quand sa maman se réveilla, elle le vit encore dans le nid, avec la ficelle et lui demanda, « Bernie, qu'est-ce que tu fais ici ? » De son bec, elle montrait la ficelle qu'il avait oubliée d'enlever de sa patte, et elle était fâchée. « Je crois qu'il est grand temps que papa s'en mêle, s'exclama-t-elle. Tu vas l'entendre ! »

Bernie se disait, « Quel idiot ! J'ai oublié d'enlever la ficelle ! Maintenant, c'est papa qui va s'en mêler. Sapristi ! »
Eh oui ! Finalement, papa revint au nid. C'était un très grand oiseau couvert de nombreuses plumes. Il lui faisait un peu peur à cause de sa taille. Mais c'était un bon père très aimant, et il demanda à Bernie, Alors, qu'est-ce qui se passe ? Tous les oiseaux volent, tu n'as qu'à regarder autour de toi ! Tout le monde vole. C'est ça être un oiseau ! Et tu dois apprendre ! Pourquoi ne veux-tu pas voler ? Pourquoi ? »

 Bernie réfléchit un instant et répondit, « J'ai peur, papa. »
 
 « Pourquoi as-tu peur ? » lui demanda son père. « Regarde ta sœur, ton frère, ta maman et moi, nous volons tous. Jette un coup d’œil alentour ! Tes amis volent... Les oiseaux volent, Bernie, et tu es un oiseau. »
 
 « J'ai peur, papa, parce que là, il n'y a rien ! Tu parles de l'air qui est censé soulever nos ailes. Il est invisible. Et puis, ça risque de rater ! As-tu vu mon frère et ma sœur, quand ils sont tombés ? Il s'en est fallu de peu qu'ils ne se tuent ! »
 

Son père réfléchit un instant. « Même si tu ne peux pas voir l'air, Bernie, il passera sous tes ailes. Tout ce que tu as à faire, c'est de les déployer pendant que tu descends, et l'air va te ramasser. C'est ainsi que nous faisons tous pour voler. C'est invisible, mais ça existe vraiment. »

 Bernie répliqua, « C'est juste de la magie. On ne peut pas voir l'air, tu ne peux pas affirmer qu'il y a de l'air, parce que tu ne peux pas le voir. Il n'est pas là. Peut-être bien que la magie, ça marche pour toi, pour maman, pour mon frère et ma sœur, mais moi, il faut que je le voie avant de pouvoir y croire. L'air est invisible. Comment puis-je savoir que tu n'es pas en train de me jouer un tour ? Je ne sais pas comment vous volez, mais l'air, ça n'existe pas, parce que je ne peux pas le voir. »
 
 Bernie fit une pause, puis continua. « Papa, voilà ce que j'ai trouvé. Regarde, pourquoi faut-il que je vole ? J'ai envie de créer une nouvelle espèce d'oiseaux qui s'appellerait l'oiseau-marcheur. Pourquoi faut-il que je sois comme tout le monde ? J'aurai une vie agréable. Je descendrai en marchant le long du tronc d'arbre, je trouverai les vers de terre, puis je remonterai au faîte de l'arbre. J'aurai une vie agréable. Quelque part, je me trouverai une femme oiseau-marcheur et nous aurons des enfants oiseaux- marcheurs. Une nouvelle espèce naîtra. Un jour, ils regarderont en arrière et proclameront : C'était le commencement de la grande espèce nommée l'oiseau-marcheur. »

 Le père de Bernie le regarda pendant très longtemps. Il marmonna tout bas, « Oiseau-marcheur ? » Il roula des yeux et dit, «> D'accord, Bernie, j'ai l'impression qu'il est temps que Sigg t'examine. »

 « Qui c'est, Sigg ? » demanda Bernie après une hésitation.


 « Eh bien, c'est le docteur spécialiste du cerveau chez les oiseaux. Nous allons devoir aller le chercher pour qu'il te voie. Mais, Bernie, l'oiseau docteur du cerveau est très susceptible. Quand il viendra, ne l'appelle pas "docteur Cervelle d'oiseau" ! Fais attention de bien l'appeler Monsieur l'Oiseau, docteur du cerveau. Aucun docteur ne veut qu'on l'appelle, docteur Cervelle d'oiseau. »
 
 « Papa, ça m'est égal ce que le docteur Sigg va me dire. Personne ne peut me convaincre que l'air existe pour vrai. Je ne peux pas le voir. »
 
 Alors, tout arriva. Au beau milieu de la nuit, une fois Bernie endormi, sa mère s'approcha de lui sans faire de bruit et, tout doucement, rongea la ficelle qu'il portait encore pour être en sécurité. Puis elle le poussa hors du nid ! Tout s'est passé très vite ! Il tombait, tombait, et c'était une expérience horrible ! Il était terrifié et se sentait glacé d'effroi. Il regardait défiler près de lui l'écorce de l'arbre et voyait le sol filer vers lui à toute allure. Il se disait, Je dois déployer mes ailes, mais je ne crois pas à l'air. Je ne peux pas y croire parce que ce n'est pas réel ; je ne peux pas le voir. Je ne peux pas y arriver ! »

 Effectivement, comme prévu, il ne déploya pas ses ailes, piquant droit vers le sol, sachant qu'il allait se retrouver bec le premier et finir enfoncé comme un piquet... Les pattes pointées en l'air ! Il allait finir sa vie pétrifié, le bec planté dans la terre. Personne ne serait capable de le sortir de sa fâcheuse position, et il deviendrait une statue dans le parc. Il était bien au courant de ce que les oiseaux faisaient aux statues d'humains dans les parcs, et il ne pouvait s'empêcher de se demander ce que les humains feraient à une statue d'oiseau ! Soudain, Bernie se réveilla. Ce n'était  qu'un rêve ! Quel cauchemar !

 Hum ! Hum !
 
Le matin suivant, Bernie se réveilla comme d'habitude. Effectivement, Sigg, l'oiseau docteur du cerveau, était là. Il était bien à l'heure.

 « Bonjour, Bernie », lança-t-il.
 
 « Bonjour, monsieur le docteur Cervelle d'oiseau ! »

 « Je m'appelle Oiseau, docteur du cerveau, dit Sigg.
Ne l'oublie pas, fiston ! »

 « D'accord, docteur Cervelle d'oiseau. »
 
 « BERNIE ! » s'exclama le docteur.

« Désolé ! Désolé ! » dit Bernie, mais il ne l'était pas !
« Bernie, de quoi as-tu peur ? » demanda le docteur avec sincérité.


Bernie dut encore s'exécuter. « Je n'arrive vraiment pas à croire à l'air ! Je n'arrive pas à le voir non plus. Je sais que vous volez tous... Hop, hop, hop ! (Bernie se moquait de ceux qui volent.) Mais ça ne marche tout simplement pas pour moi parce qu'il faut que je le voie, monsieur le docteur Cervelle d'oiseau... Monsieur ! »
 
Sigg se renfrogna encore devant cette gaffe délibérée. Bernie s'amusait follement, sachant fort bien que le docteur Sigg n'aimait pas être appelé Cervelle d'oiseau. Pourtant, chaque fois qu'il s'adressait à lui, Bernie répétait "docteur Cervelle d'oiseau, Monsieur". Ça minimisait les choses. D'une certaine façon, ça lui plaisait assez.

Sigg dit à Bernie : « Bernie, tu as peur parce que tu ne peux voir l'air. Mais de quoi as-tu vraiment peur ? »
 
« Bien... Docteur Cervelle d'oiseau, Monsieur, j'ai peur de tomber et de m'écraser contre le sol, qui a l'air de se précipiter trop vite vers les oiseaux quand ils tombent de leur nid. J'ai peur ! » Bernie trouvant que c'était là une question stupide, il donna une sorte de réponse stupide.

« Qu'est-ce qui fait tomber les oiseaux, exactement ? » demanda Sigg à son jeune élève.
 
« Bien, hum, j'imagine que c'est la gravité », déclara-t-il.
 
« Hum !... la gravité. » Sigg fit une pause. « Tu sais, Bernie, tu ne peux pas vraiment voir la gravité maintenant, n'est-ce pas ?


Bernie réfléchit un peu. « Bien non, c'est vrai, je ne peux pas la voir. »

« Mais tu crois à la gravité ? Montre-la-moi ! »

Bernie se concentra, puis ajouta, « Hé ! bien, je peux vous montrer la gravité. Si je saute hors du nid, je cours vers ma mort. Ha ! Ha ! C'est ça, la gravité ! » Il était tout fier d'avoir répondu à cette question difficile.

« C'est exactement ça ! C'est tout à fait vrai, s'exclama le docteur ! Tu peux prouver que ça existe aussitôt que tu sautes hors du nid. Bernie, tu peux aussi prouver que l'air existe quand tu sautes hors du nid, parce que l'air est là exactement comme la gravité. Tu ne peux pas le voir, mais il est vraiment là. »
Bernie n'aimait pas le tour que prenait cette conversation. Sigg, de son côté, avait terminé sa consultation, alors il partit... Par la voie des airs. Au lieu de prendre son essor vers le ciel, il sauta hors du nid, s'élança vers le bas en piqué, comme s'il tombait, en criant en direction de Bernie.
« La gravité, Bernie ! » criait-il en tombant droit vers le sol. « L'air, Bernie ! » ajouta-t-il au moment où il se redressait, les ailes toutes déployées. Puis, tout doucement, il disparut au loin. On pouvait entendre le docteur Cervelle d'oiseau chanter en s'envolant : « Les deux sont invisibles, mais les deux sont réels. »

 Bernie resta longtemps immobile. Il réfléchissait, sans arrêt. Finalement, il conclut : « Vous savez, monsieur l'Oiseau docteur du cerveau a raison. Ce n'est pas parce que je ne peux pas voir quelque chose que ça n'existe pas. La gravité est toujours là. Peut-être que l'air aussi. C'est de ça que j'ai vraiment peur ! Je ne pourrai pas le savoir tant que je n'aurai pas essayé. »

 Sigg, l'oiseau docteur du cerveau, avait fait prendre conscience de ceci à Bernie : il est intéressant qu'il existe quelque chose d'invisible, comme la gravité ; mais vous devez savoir que ça existe, sinon la chute pourrait vous tuer. Il avait fait remarquer que Bernie ne pouvait pas croire en quelque chose d'aussi merveilleux que le vol, qui utilisait de l'air invisible. Bernie comprit que ce dont il avait vraiment peur, c'était la gravité ! Peut-être l'air invisible serait-il comme la gravité invisible, mais est-ce qu'il le sauverait ? Bernie décida de voler le lendemain. Il allait être courageux et l'annoncer à tous les oiseaux de la forêt et dans tous les autres nids. Il l'annoncerait même à tous les bébés oiseaux qui le regarderaient : « J'vais l'faire ! J'vais l'faire ! »

 Le lendemain matin, Bemie se tenait sur le rebord du nid. Comme tous les habitants des nids étaient au courant de son problème, il y avait un gros rassemblement. C'était comme chaque fois que l'oiseau docteur du cerveau rendait visite à un oiseau : tout le groupe le savait. Ça, ce sera le sujet d'une autre histoire.
 
 Bernie se tenait donc bien droit. Encore une fois, il clama à la ronde qu'il était temps de faire confiance à cette chose invisible qui s'appelait l'AIR ! Il parla longtemps de la foi et des choses invisibles, puis, courageux et solennel, il se lança dans l'air léger et commença son plongeon hors du nid !
 
 
 Il se retrouva immédiatement suspendu quelques centimètres plus bas, ayant oublié de dénouer la ficelle !
Bernie était très gêné et humilié. La forêt entière était morte de rire. Même les non-oiseaux riaient, les souris et les écureuils aussi. L'écho de la forêt résonnait à ses oreilles : « L'oiseau- marcheur, le grand oiseau-marcheur ! » Alors, il sut que tout ce qu'il avait raconté avait été répandu alentour. Il fallait corriger le tir.
 
 Il grimpa le long de la ficelle, la rongea pour s'en libérer, prit une autre bouffée de cette chose invisible appelée air, et regarda alentour. La forêt avait retrouvé son silence. Les bébés oiseaux ne font pas ça d'eux-mêmes, vous savez ! Ils sont habituellement surpris dans leur sommeil et jetés hors du nid au moment où ils s'y attendent le moins. Ils ne le font jamais d'eux-mêmes. D'une certaine manière, les autres oiseaux savaient que ce qu'ils voyaient était inhabituel. Les adultes se souvenaient de ce que ça leur avait fait la première fois. Bernie, l'oiseau qui hésitait à voler, le fondateur de la nouvelle espèce "l'oiseau-marcheur", se préparait à se jeter en bas du nid, cette fois-ci sans ficelle !
 
 Il se mit à descendre. La peur s'empara de lui aussitôt, alors qu'il tombait à pic vers le sol. Ce n'était pas un rêve. Cette fois, c'était réel ! Alors qu'il regardait l'écorce de l'arbre défiler devant lui et le sol se précipiter vers lui, il entendit une voix à l'intérieur de lui. Elle lui disait : « Tes ailes Tes ailes ! Sors les ailes ! »
 
 « Je suis terrifié ! J'ai peur ! » Hurlait Bernie dans sa tête. Alors, finalement, tout comme l'avaient fait sa sœur et son frère, au dernier moment il déploya ses petites ailes boudinées qui n'avaient jamais servi et commença à battre des ailes. Effectivement, ce support invisible appelé, air, le prit en charge. La magie du vol qui avait été bonne pour sa mère, son père, sa sœur et son frère prit la relève. Il sentit l'air le portant, le poussant vers le haut. Ça y était, il prenait son essor !

 Bernie ne pouvait s'en lasser. Il vola tout le jour. Il voltigeait, il voltigeait... Il vola aussi haut qu'il le put jusqu'à ce que ses ailes soient fatiguées, puis il célébra cette chose invisible que tous appelaient AIR. Il planait autour des arbres en criant, « Regardez, je vole ! » Comme si aucun oiseau ne l'avait jamais fait avant lui ! Tous l'applaudirent - non pas parce qu'il volait, mais en raison de son courage, puisqu'il avait fait ça tout seul, de lui-même.

 

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Exister c’est changer, changer c’est mûrir, mûrir c’est se réaliser soi-même sans fin.

Henri Bergson

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Il avait besoin de moi…


Une infirmière a escorté jeune un homme fatigué et anxieux au côté du lit d'un vieil homme. 

« Votre fils est ici » chuchota-t-elle au patient. Elle a dû répéter les mots plusieurs fois avant que le patient ouvre les yeux. Il a reçu une forte dose de sédatifs en raison de la douleur de sa crise cardiaque et il voyait à peine le jeune homme debout en dehors de la tente à oxygène. 

Il sortit sa main, le jeune homme l’entoura de ses doigts, et la serra très fort pour lui donner un message d'encouragement. L'infirmière apporta une chaise à côté du chevet. Toute la nuit le jeune homme resta à côté du vieil homme en lui tenant la main, et en lui disant des doux mots d'espoir. Le mourant ne disait rien, il tenait fortement la main de son fils.


 À l'aube, le patient décéda. Le jeune homme reposa sur le lit la main sans vie qu'il avait tenue, et alors il est allé prévenir l'infirmière. Tandis que l'infirmière faisait ce qui était nécessaire, le jeune homme attendait. Quand elle eut fini sa tâche, l'infirmière commença à dire des mots de sympathie au jeune homme.

Mais il l'a interrompue. « Qui était cet homme ? » A-t-il demandé.
Etonnée l'infirmière a répondu, « je pensais qu'il était votre père. »
 « Non, il n'était pas mon père, »  a-t-il répondu. « Je ne l'ai jamais vu avant de ma vie. »
 « Mais pourquoi vous n'avez pas rien dit lorsque je vous ai conduit vers lui? » a demandé à l'infirmière.

 Il a répondu, « j'ai également vu qu'il avait besoin de son fils, et son fils n'était pas ici. Quand je me suis rendu compte qu'il était trop malade pour réaliser que je n’étais pas son fils, j'ai su combien il avait besoin de moi… »

 

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Le sage, l’enfant et les bonbons

 

Il était une fois une Maman dont le fils mangeait toute la journée des bonbons et elle ne réussissait pas à l’en empêcher.

Il y avait dans le village un sage réputé et tout le monde suivait ses conseils avisés, aussi elle alla le consulter avec son fils.

Elle demanda au sage de persuader son fils de ne plus manger de bonbons.
Le sage : « Bien, revenez la semaine prochaine. »

Lorsqu’elle retourna la semaine suivante elle lui dit : «  Mon fils mange toujours autant de bonbons »
Le sage lui dit :  « Revenez la semaine prochaine »

La semaine d’après la Maman dit « Je vous ai demandé d’aider mon fils à ne plus manger de bonbons, mais vous n’avez rien fait ! »
Le sage :  « Moi aussi je mangeais toujours des bonbons et tant que je n’avais pas réussi à arrêter d’en manger, je ne pouvais pas le demander à votre fils. Maintenant que j’ai arrêté, je peux le lui dire. »

Le sage appela l’enfant et lui murmura ses recommandations à l’oreille.

 

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Le petit éléphant qui voulait changer de couleur

 

Il était une fois un petit éléphant, pas plus gros que mon poing qui avait bien du souci. Il a bien du souci depuis que son voisin le perroquet lui a dit :
- Pauvre éléphant, tu n’as pas de chance, toi ! Tu es tout gris ! Qu’est-ce que c’est triste ! Regarde-moi comme je suis beau ! J’ai de belles plumes de toutes les couleurs !

A vrai dire, petit éléphant ne s’était jamais soucié de sa couleur mais maintenant que le perroquet avait parlé … C’est vrai qu’il se trouvait moins beau que son voisin. Il réfléchit :
- Comment faire pour avoir de belles couleurs ?
Il va demander conseil au lion, le roi des animaux, lui saura quoi faire !

- Bah ! Je te trouve très bien comme ça mais si tu y tiens vraiment tu peux essayer de manger des tomates. Tu deviendras peut-être rouge. Qui sait, ça marchera peut-être ? Dit le lion.

- Oh ! Oui, oui, c’est une très bonne idée ! Dit petit éléphant.
Petit éléphant a mangé un champ entier de tomates. Comme il est encore tout gris, il mange un champ entier de fraises, de framboises mais à la fin de la journée, il n’a gagné qu’une seule chose … Aïe ! Aïe ! Aïe ! Un sacré mal de ventre ! Ouille ! Ouille ! Ouille ! Une bonne colique !


Le lendemain, le perroquet lui dit : Oh ! Mon pauvre ! ça n’a pas marché pour toi, quel dommage, tu es toujours aussi vilain et moi toujours aussi beau !
Petit éléphant retourne voir le lion.

- S’il te plaît, je t’en supplie ! Fais quelque chose pour moi ! Je voudrais devenir jaune. Un beau jaune comme les belles plumes du perroquet.
- Bah ! Je te trouve très bien comme ça mais si tu y tiens vraiment tu peux essayer de manger des citrons, des pamplemousses, des bananes. Tu deviendras peut-être jaune. Qui sait, ça marchera peut-être ?

- Oh ! Oui, oui, c’est une très bonne idée ! Dit petit éléphant.
Petit éléphant a mangé un champ entier de citrons. Comme il est encore tout gris, il mange un champ entier de pamplemousses puis de bananes mais à la fin de la journée, il n’a gagné qu’une seule chose … Aïe ! Aïe ! Aïe ! Un sacré mal de ventre ! Ouille ! Ouille ! Ouille ! Une de ces coliques, mes amis !


Le lendemain matin, le perroquet lui dit : Oh ! Mon pauvre ami! ça n’a toujours pas marché pour toi, quel dommage, tu es toujours aussi vilain et moi toujours aussi beau !

Pour la troisième fois, Petit éléphant va voir le lion.
- S’il te plaît, je t’en supplie ! Toi qui est le roi de la jungle ! Fais quelque chose pour moi ! Je voudrais devenir vert. Un beau vert comme les belles plumes du perroquet.

- Bah ! Tu m’ennuis, petit éléphant. Moi, je te trouve très bien comme ça mais si tu y tiens vraiment tu peux essayer de manger de la salade, des haricots verts et je ne sais quoi d’autre encore. Tu deviendras peut-être vert. Qui sait, ça marchera peut-être ?

- Oh ! Oui, oui, c’est une très bonne idée ! Dit petit éléphant.
Petit éléphant a mangé un champ entier de laitues, de batavias, de scaroles. Comme il est encore tout gris, il mange un champ entier de haricots verts puis de petits pois mais à la fin de la journée, il n’a gagné qu’une seule chose … Aïe ! Aïe ! Aïe ! Un sacré mal de ventre ! Ouille ! Ouille ! Ouille ! Une de ces coliques, mes amis !


- Boff ! ça ne marchera jamais ! Pleure petit éléphant.
Petit éléphant s’allonge sur le sol, pose sa grosse tête sur ses pattes. Il pleure, il pleure tant que deux rivières coulent de ses yeux et s’engouffrent dans un tunnel qui mène tout droit chez la souris.

- Au secours, une inondation ! Que se passe-t-il ? Ce n’est pas la saison des pluies !
La souris surgit du tunnel. Folle de colère, elle agite son balai. Elle voit petit éléphant qui pleure, qui pleure !
- Hé bien, mon grand ! Qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi pleures-tu comme ça ?
Sans lever la tête d’entre ses pattes, éléphant raconte tout à la souris. Son envie d’être beau, plus beau encore !
- Ha ! Je vois ce que c’est. Petit éléphant ! Arrête de pleurer, sèche tes larmes et regarde-moi !

Eléphant aperçoit alors une très jolie petite souris, mignonne, ravissante et… toute grise ! D’un très joli gris souris !
- Moi, je te trouve très beau ! D’un magnifique gris éléphant !


A partir de ce jour, la petite souris et l’éléphant sont devenus les meilleurs amis du monde.
Grâce à son amie, l’éléphant a compris que dans la vie le principal est de s’aimer comme on est et d’avoir de bons amis.

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Pour vivre une vie créative vous devez abandonner votre peur de vous tromper

J.C. Pierce

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LA JOLIE DAME 


Il était une fois, un grand moine et un petit moine qui voyageaient ensemble. Ils arrivèrent sur la berge d'une rivière et trouvèrent le pont endommagé. Ils devaient traverser la rivière à pied.

Il y avait une jolie dame qui était bloquée au pont endommagé et ne pouvait pas traverser la rivière. Le grand moine proposa à la jolie dame de l’aider à traverser la rivière sur ses épaules. La dame accepta. 

Le petit moine était choqué par la proposition du grand moine. « Comment le grand frère peut-il porter une dame alors que nous sommes censés éviter tout contact avec les femmes? » Pensait le petit moine. Mais il gardait son calme. 

Le grand moine traversa la rivière avec la femme et le petit moine suivit tristement. Quand ils eurent traversé la rivière, le grand moine déposa la dame et ils se séparèrent.

Tout le long du chemin, pendant plusieurs kilomètres, le petit moine était très mécontent de l'attitude du grand moine. Dans sa tête il faisait toutes sortes de reproches au grand moine. Cela le rendait de plus en plus furieux. Mais il gardait toujours le silence. Et le grand moine ne lui donnait aucune explication sur son attitude. 

Finalement, lors d’un repos quelques heures plus tard, le petit moine ne pouvant plus se retenir,  laissa éclater sa colère envers le grand moine. « Comment pouvez-vous prétendre être un moine dévot, quand vous saisissez la première occasion de toucher une femme, particulièrement quand elle est très jolie ? Tous les enseignements que vous me donnez sont une grande hypocrisie. » 

Le grand moine parut étonné et dit, « j'ai déposé la jolie dame sur la berge de la rivière il y a quelques heures, comment se fait-il que vous la portiez encore? »


Cette très vieille histoire chinoise zen reflète la pensée de beaucoup de personnes aujourd'hui. Nous rencontrons beaucoup de choses désagréables dans notre vie, qui nous irritent et nous mettent en colère. Parfois, cela nous cause beaucoup de mal, parfois cela nous rend amers ou jaloux. Mais comme le petit moine, nous ne sommes pas disposés à les laisser partir. Nous continuons de porter le poids de la « jolie dame » avec nous. Nous les laissons continuer de nous blesser, de nous mettre en colère, de nous rendre amers et cela nous cause beaucoup de souffrances.

Pourquoi ?

Simplement parce que nous ne sommes pas disposés à les déposer et nous continuons de porter les bagages de la « jolie dame ».

Nous devrions laisser les bagages de la jolie dame juste après avoir traversé la rivière, juste après que l'événement désagréable est terminé. Ceci enlèvera immédiatement toutes nos souffrances. Il n'y a aucune nécessité d'être encore blessé par l'événement désagréable lorsqu'il est terminé. C’est aussi simple que cela.

 

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Il n’y a pas de problèmes seulement des opportunités d’être créatif.

Dorye Roettger

 

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Le meilleur ami du fils du sultan

Conte soufi du Soudan – Hassan Musa – éditions Grandir

 

En ce temps là, le fils du sultan devenait sultan à la mort de son père et son meilleur ami devenait vizir.

Or, le vieux sultan de Sennar avait un fils unique, qui avait trois amis.
Le fils du vizir, le fils du général des armées et le fils du jardinier.

Un jour, de sa fenêtre, le sultan qui contemplait son fils jouant avec l’un de ses amis murmura : « Comment savoir quel est le meilleur ami de mon fils ? »
Il confia son souci à sa mère. La mère du sultan dit en riant : « Un meilleur ami, mon fils, c’est comme la vie éternelle, ça n’existe pas. Mais laisse-moi tenter quelque chose ! »

Le lendemain, avant d’aller jouer avec un de ses amis, le fils du sultan passa saluer sa grand-mère. « Que fais-tu ce matin ? Lui demanda-t-elle.
- Je vais jouer avec mon ami, le fils du Vizir.

- Tiens, prends ça avec toi, dit la grand-mère, en tendant au jeune garçon un panier contenant trois œufs durs. Puis elle ajouta : « Demande à ton ami de partager ces trois œufs entre vous deux. »


Le fils du Sultan partit retrouver le fils du Vizir.
Au moment du goûter, le fils du Sultan sortit les trois œufs du panier et invita son ami à faire le partage. Sans hésiter, le fils du Vizir prit deux œufs pour lui et donna le troisième au fils du Sultan.


Le soir, le fils du Sultan passa saluer sa grand-mère. Elle lui demanda : « T’es-tu bien amusé avec ton ami, le fils du Vizir ? »
« Oui, grand-mère » répondit le fils du Sultan.
« Comment a-t-il partagé les œufs ? »
« Il m’en a donné un et en a gardé deux pour lui. »

« Hum, hum ! Celui-là est bien trop gourmand. S’il te prend presque tout aujourd’hui, demain, il ne te laissera presque rien. »


Le lendemain matin, avant d’aller jouer avec le deuxième de ses amis, le fils du Sultan passa saluer sa grand-mère. « Avec qui vas-tu donc jouer aujourd’hui, mon fils ? »
- avec mon ami, le fils du général des armées.

- Prends ces trois œufs pour le goûter et n’oublie pas de lui laisser faire le partage !
Le fils du Sultan prit le panier que lui tendait sa grand-mère et partit vers le jardin où son ami l’attendait.

Le soir sa grand-mère vint à sa rencontre. « Alors, tu t’es bien amusé avec ton ami ?
- Oui, grand-mère ;
- Et comment s’est passé le goûter ?
- Et bien, c’est étrange : il m’a laissé les trois œufs et n’a rien pris pour lui.

- Hum, hum ! Fit la grand-mère. Je vois…
- Qu’est-ce que tu vois ?
- Je vois que si, aujourd’hui, il te laisse tout, demain, il te prendra tout !


Le lendemain matin, comme les deux jours précédents, le fils du Sultan passa saluer sa grand-mère avant d’aller rejoindre son troisième ami.

- Alors, quel sera ton compagnon de jeu aujourd’hui ?
- Le fils du jardinier.
- Très bien, très bien.
- Tu m’as préparé un goûter aussi pour aujourd’hui ?
- Oui, mon fils. Prends ce panier. Comme les autres jours, il contient trois œufs. Tu demanderas à ton ami de faire le partage.

Le moment du goûter venu, le fils du Sultan souleva le tissu qui recouvrait les œufs et dit à son ami : « Tu les partages entre nous ? »
Le fils du jardinier prit un œuf et le tendit à son ami en disant : « Celui-ci est pour toi ».
Puis il prit le deuxième œuf en disant : « Celui-ci est pour moi. »
Enfin, il sortit un couteau de sa poche, prit le troisième œuf et le coupa en deux parties égales.
- Tiens, dit-il au fils du Sultan. Prends cette moitié, je garde l’autre.

Le soir quand il revient au palais, le fils du Sultan courut voir sa grand-mère et lui raconta comment le fils du jardinier avait partagé les trois œufs.


- Hum, hum ! Dit la grand-mère. C’est très bien.
- C’est donc lui mon meilleur ami ?
- Oui, mon fils, car celui qui aujourd’hui prend juste sa part, te laissera demain ta part juste. »

 

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La naissance des papillons

Amérindiens, Tribu des Potawatomi – CD Cie du Mascaret – contes à mains nues (9 ms) 

 

Il était une fois une petite fille de la tribu des Potawatomi. Cette petite fille s’appelle Maona. Maona adore faire de gros bouquets de fleurs dans la grande prairie lorsque la saison le permet. Quand Mère Nature nous donne ces fleurs si belles ! Maona passe ses journées à faire des bouquets les plus beaux, les plus gros possible et ce jour là, ce jour de printemps, Maona a fait un bouquet si gros, si beau qu’elle ne peut plus le tenir dans ses mains, elle le tient dans ses bras, c’est une brassée de fleurs.

Maona est si fière d’elle qu’elle va faire admirer cette brassée à ses parents qui travaillent auprès du tipi à tanner les peaux de bêtes. Le père et la mère de Maona prennent chacun une fleur du bouquet, la sentent et ça leur rappelle le temps lointain déjà où eux aussi étaient petit garçon et petite fille où ils aimaient eux aussi courir dans la grande prairie pour jouer ou faire des colliers de fleurs.

Maona va faire sentir son bouquet à ses grands-parents qui sont à l’intérieur du tipi en train de se reposer. Le grand-père et la grand-mère prennent chacun une fleur du bouquet de Maona et ça leur rappelle le temps beaucoup plus lointain où ils étaient papooses, où ils courraient dans la grande prairie et ça les fait sourire.

Puis Maona ressort du tipi, c’est l’heure où le soleil se couche et elle veut offrir ses fleurs au soleil. Elle retourne dans la grande prairie et elle lance les fleurs au soleil pour les lui offrir tant il est si beau tout embrasé de feu. Elle lance les fleurs dans le soleil mais les fleurs retombent aussitôt. Elle voudrait tant que ces fleurs continuent de voler dans la lumière du soleil couchant. Elle les ramasse une deuxième fois, mais elles retombent à nouveau. Maona a une idée, elle cueille tous les pétales de fleurs qu’elle peut, elle cueille, elle cueille les pétales, elle les prend dans ses mains réunies comme une coupe et elle jette les pétales de fleurs en l’air et les pétales de fleurs jaunes, rouges, bleues, mauves descendent en dansant doucement dans la lumière du soleil couchant, c’est beau à voir, si beau !

Maona est émerveillée, pleine de reconnaissance, de remerciement pour ces pétales qui descendent doucement comme ça. Elle les ramasse une seconde fois, et pendant qu’elle les lance en l’air, elle adresse une prière à l’Esprit de beauté. L’Esprit de beauté, c’est celui qui crée toute chose chez les indiens. En lançant ses pétales, elle dit : « Oh ! Esprit de Beauté, je voudrais tant que mes pétales de fleurs continuent à voler comme ça dans le soleil couchant, à danser là comme ils font, regarde ! ». L’Esprit de Beauté entend Maona. Il est touché par la grâce et la gentillesse de cette petite fille.

D’un geste magique, il touche les pétales de fleurs qui se transforment en papillons et ainsi les papillons continuent de voler toujours dans la lumière du soleil sans jamais toucher le sol en tombant. C’est comme cela que les papillons sont apparus pour la première fois sur la terre grâce à Maona.


Maona grandit, elle devient une belle jeune fille, son nom est maintenant « Celle qui aime la nature. » Les bêtes viennent se nicher contre elle, elle a toujours un oiseau qui vient se poser sur son épaule, un lapin qui se frotte dans ses jambes.

Toute sa tribu l’aime beaucoup et voilà qu’un jour, un homme de la tribu apprend que le chef de la tribu ennemie des Potawatomi veut capturer Maona pour en faire sa compagne et qu’ainsi les Potawatomi soient obligés de se soumettre à eux. Le conseil des sages se réunit. Tout le monde est très malheureux, personne ne souhaite que Maona quitte le village et soit attrapée par les autres.

Maona n’a pas été conviée à la réunion du conseil mais elle se doute qu’il se passe quelque chose. Elle sort de son tipi et rejoint le cercle du conseil et écoute. Elle comprend ce qui se passe et dit : « Je ne veux pas que ma tribu entre en guerre par ma faute. Je vais quitter la tribu, les guerriers ennemis se mettront à ma recherche mais ils n’attaqueront pas notre tribu. »

Le conseil refuse : « Non, nous sommes là pour te défendre. Nous ne voulons pas que tu quittes la tribu ! ». Maona insiste : « Ma décision est prise. L’esprit de beauté sera là pour me conseiller. Je dois quitter la tribu, je reviendrai lorsque le danger sera écarté. »


C’est ce que fait Maona. Elle prépare quelques affaires et la voilà partie. Elle a eu raison de quitter la tribu dès le soir venu car les guerriers ennemis sont là, dès le petit matin. Ils cherchent Maona partout, ils ne la trouvent pas et repartent sans faire de mal à qui que se soit. Ils repartent au galop, au galop sur leurs chevaux à la recherche de Maona. Maona, elle a plusieurs heures d’avance sur les guerriers mais elle est à pied et bientôt elle voit un nuage de poussière qui se profile dans le lointain. Ce sont les guerriers qui ont retrouvé sa trace. Elle hâte le pas mais voilà qu’elle se retrouve devant un torrent de montagne. Le courant est si puissant qu’elle ne peut le traverser à pied. Elle n’a pas le temps de remonter jusqu’à la source pour le contourner. Maona demande à l’Esprit de beauté : «  Esprit de beauté, viens à mon secours, je ne sais pas quoi faire, les guerriers arrivent, ils vont m’attraper, aide-moi ! »

Le hérisson qui est dans un buisson à côté, entend Maona. Il est très inquiet pour Maona alors sur ses petites pattes, il va … , il va… et trouve le sanglier. Le hérisson lui raconte tout ce qui arrive à Maona. Le sanglier n’est pas du tout content et il trotte…, il trotte… et trouve l’ours. L’ours pense qu’il faut défendre Maona et que les papillons qui sont venus sur terre grâce à Maona peuvent peut-être faire quelque chose. L’ours appelle le papillon et lui dit le message de Maona.

Alors le papillon appelle tous les papillons de la terre, ils en arrivent de partout, des nuages de papillons de toutes les couleurs. Des milliers, des milliards de papillons, il y en a autant que d’étoiles dans l’Univers. Tous se regroupent près du torrent et se mettent ailes contre ailes pour former un pont de papillon afin que Maona puissent traverser le torrent. Maona voit ce spectacle magnifique, elle pose ses pieds délicatement sur le pont d’ailes de papillons et elle avance doucement pour ne pas blesser, abîmer les ailes de ses amis. Elle traverse le torrent et lorsqu’elle est sur l’autre rive, les guerriers ennemis arrivent. Les papillons brisent aussitôt le pont pour qu’ils ne puissent passer et lorsqu’ils se séparent un peu de poudre de leur ailes tombent dans l’air. Maona sur l’autre rive se retourne et voit la poudre d’ailes de papillon de toutes les couleurs qui retombe sur l’eau.

Les guerriers voient Maona disparaître dans le bois, ils ne peuvent pas traverser le torrent, plus de pont mais ils sont heureux dans leur cœur, la paix est revenue en eux, ils ne veulent plus de mal à Maona car ils ont devant leurs yeux un nouveau cadeau de l’Esprit de Beauté, la poudre des ailes de papillons  forme un arc en ciel et c’est grâce à Maona que pour la première fois sur la terre on a vu un arc-en-ciel.

 

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Carotte, œuf ou café ?

Jeff Keller


C’est une très belle leçon de vie à ne pas laisser passer!
Une carotte, un oeuf et une tasse de café… vous ne regarderez plus jamais une tasse de café de la même manière.

Une jeune femme était allée voir sa mère, elle lui racontait sa vie et combien les choses étaient dures pour elle. Elle ne savait plus ce qu’elle devait faire ou abandonner. Elle était fatiguée au sens propre comme au sens figuré. Il lui semblait que dès qu'un problème était résolu, un nouveau surgissait
.
Sa mère l'emmena dans la cuisine. Elle remplit trois casseroles d'eau et les plaça sur le feu vif. Bientôt l’eau se mit à bouillir. Dans la première elle plaça des carottes, dans la deuxième  des oeufs, et dans la dernière elle mit  des grains de café moulu. Elle les a remis à bouillir, sans dire un mot.
Au bout de vingt minutes elle a arrêté les brûleurs. Elle a égoutté les carottes et les a placées dans une assiette. Elle a retiré les oeufs et les a mis dans une assiette. Alors elle a filtré le café dans une tasse. Se tournant vers sa fille, elle lui a demandé, « dis-moi ce que tu vois. »

« Des carottes, des oeufs, et du café » a-t- elle répondu.
Sa mère lui a demandé d’être plus attentive et de tâter les carottes. Elle a remarqué qu'elles étaient molles. La mère a alors demandé à sa fille de prendre un oeuf et de le casser. Après avoir retiré la coquille, elle a observé que l’œuf était dur. Ensuite, la mère a demandé à la fille de boire le café. Sa fille a souri pendant qu'elle goûtait son arôme riche.

La fille a alors demandé, « ce que cela voulait dire ? »
Sa mère lui a expliqué que chacun de ces aliments avait fait face à la même eau bouillante d'adversité…. Chacun a réagi différemment. La carotte était forte, dure, et résistante. Cependant, après son passage dans l'eau bouillante, elle s'est ramollie et est devenue faible. L’œuf était fragile. Sa coquille externe mince avait protégé son intérieur liquide, mais après son stage dans l'eau bouillante, son intérieur est devenu dur. Les grains de café moulu étaient spéciaux, cependant après leur passage dans l'eau bouillante, ils avaient changé l'eau.

« Comment es-tu ? » Demanda-t-elle à sa fille. « Quand l’adversité frappe à ta porte, comment réagis-tu? Es-tu une carotte, un oeuf ou un grain de café ? «
Pense à ceci : Lequel je suis ?

Est-ce que je suis la carotte qui semble forte, mais avec la douleur et adversité je me fane, deviens molle et perds ma force ?

Est-ce que je suis comme l’œuf qui au début a un cœur malléable, mais qui se transforme avec la chaleur ? Ai-je un esprit souple, mais qui après une mort, une rupture, des difficultés financières ou une autre épreuve, durcit et devient rigide ? Ma coquille a le même aspect, mais à l'intérieur de moi il y a de l’amertume et de la dureté, avec un esprit rigide et le cœur durci ?

Ou est-ce que je suis comme le grain de café ? Le grain de café transforme réellement l'eau chaude, même lorsque  la circonstance apporte la douleur. Quand l'eau devient chaude, il libère le parfum et la saveur. Si vous êtes comme le grain de café, quand les pires choses arrivent, vous devenez meilleur et changez la situation autour de vous.


Aux jours les plus sombres et les épreuves les plus grandes, vous élevez-vous à un autre niveau ? Comment transformez-vous l'adversité ? Êtes-vous une carotte, un oeuf ou un grain de café ?


Avez-vous assez de bonheur pour devenir meilleur, et assez d'espoir pour être heureux.

Les personnes les plus heureuses n'ont pas nécessairement les meilleures choses; mais elles tirent le meilleur de tout ce qui leur arrive. Le futur le plus lumineux sera toujours basé sur l’oubli du passé; vous ne pouvez progresser dans la vie que si vous laissez aller de vos échecs et chagrins d'amour passés.

 

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Sel, poivre et épices de la vie


Vous êtes assis à table, c’est un repas avec des amis. Les bols de soupe sont servis à tout le monde. Avant de goûter la soupe, la personne à côté de vous demande le sel et le poivre, et pendant une vingtaine de secondes secoue vigoureusement dans la soupe plus de sel et de poivre que vous utiliseriez pour un mois.

La peine se lit sur votre visage. Ces pensées immédiatement traversent votre esprit:
"Pourquoi mettre le sel et le poivre dans la soupe ou sur n'importe quel plat, AVANT de goûter?
Comment savoir combien en ajouter?
"On peut aussi penser,« Comment peut-on mettre autant de sel et de poivre dans la nourriture? "

Bien sûr, les rôles pourraient être inversés. Vous êtes peut-être celui ou celle qui aime mettre beaucoup de sel et de poivre sur vos aliments et la personne à côté de vous mange la soupe sans y ajouter du sel ou poivre. Dans ce cas, vous pensez: «Comment peut-elle manger cette soupe fade sans rajouter aucun assaisonnement dessus?"


Quand il s'agit de sel, de poivre, d'oignons, d'ail, de curry ou à peu près n'importe quel type d'assaisonnement, nous avons tendance à ne voir les choses que d'un seul côté - NOTRE manière.

Il est difficile pour nous de comprendre comment quelqu'un pourrait apprécier la nourriture quand elle n'est pas assaisonnée cela nous semble normal. Nous grimaçons lorsque nous voyons quelqu'un "sur" ou "sous-dosant" les épices.

La façon dont nous assaisonnons notre alimentation est une question de préférence et de goût personnel. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon d'utiliser les assaisonnements. En outre, la manière dont un autre se sert du sel et du poivre ne nous concerne en aucune façon. Ils ne mettent pas le sel et le poivre dans notre soupe. Ils mettent les épices dans leur propre soupe.


Notre monde est plein de diversités, et pourtant, il est difficile pour nous d'accepter les préférences des uns et des autres. Souvent, lorsque nous voyons des gens qui font des choses que nous ne faisons pas, notre esprit dit: Pourquoi ne pensent-ils pas comme je pense? Pourquoi ne font-ils pas comme je fais?


Votre esprit pense souvent que votre façon de faire est supérieure. Vos croyances et les habitudes sont façonnées par votre génétique et votre environnement. Chaque personne est différente génétiquement et a grandi dans un environnement qui est différent du vôtre. Pourquoi espérer que tout le monde arrive à la même conclusion?


Notre croissance spirituelle vient quand nous apprenons à accepter que les autres aient des préférences différentes, et que nous respectons ces préférences. Il n'y a pas de religion universelle que tout le monde acceptera de pratiquer. Il n'existe pas de point de vue politique universel que tous acceptent. Il n'existe pas une façon universelle d'élever les enfants. Mariages et coutumes varient d'une culture à l'autre.
Espérer que les gens à se mettront d'accord sur ces questions est comme essayer d'obtenir que tout le monde utilise la même quantité de sel et de poivre sur leur nourriture. Cela ne se produira pas.


La diversité de ce monde est belle et nous pouvons ouvrir notre cœur à celle-ci. Au sein de notre propre pays et dans nos relations avec les gens dans d'autres pays, nous devons continuellement nous rappeler qu'il est parfaitement acceptable pour les gens d'avoir des préférences. Si l'autre personne ne nous nuit pas, pourquoi ne pouvons-nous pas juste sourire et mieux profiter de la vie?


La prochaine fois que vous êtes tentés de juger ou de critiquer la façon dont les autres pensent ou agissent, réalisez que dans la plupart des cas, ils utilisent simplement une quantité de sel ou poivre différente de celle que vous pourriez utiliser.

Permettez-leur d'avoir leurs préférences, et vous n’avez même pas besoin de réfléchir à ce VOUS vous feriez.

 

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Un Amour inlassable


C'est une histoire vraie qui s'est passée au Japon.
Dans l’intention de rénover sa maison, quelqu'un au Japon a démoli un mur. Les maisons japonaises ont normalement un espace creux entre les murs en bois. En démolissant les murs, il constata qu'il y avait un lézard coincé là parce qu'un clou de l'extérieur avait été enfoncé dans une de ses pattes. En voyant ceci il fut pris de pitié, et en même temps il fut étonné. Quand il vérifia le clou, il réalisa qu’il avait été cloué 10 ans auparavant quand la maison fut construite.

Que s'est-il passé?

Le lézard avait survécu dans une telle position pendant 10 années ! Dans un coin de mur sombre pendant 10 années sans se déplacer, c’était impossible et époustouflant.

Alors il s'est demandé comment ce lézard avait pu survivre pendant 10 années sans bouger d’un pas ..... puisque sa patte était clouée !

Aussi, il arrêta son travail et observa le lézard, qu'avait-il fait, et comment avait-il mangé. Plus tard, ne sachant pas d'où il venait, un autre lézard est apparu, avec la nourriture dans sa bouche.

Ah ! Il était stupéfait et en même temps, profondément touché. Un autre lézard avait alimenté celui qui était coincé pendant les 10 dernières années…

Tant d'amour, un si bel amour ! Tant d'amour donné par cette créature minuscule…


Que peut faire l'amour?
Il peut faire des merveilles !
L'amour peut faire des miracles !

Pensez juste cela ; un lézard avait alimenté l'autre, inlassablement pendant 10 longues années, sans abandonner l'espoir sur son compagnon
Si une petite créature comme un lézard peut aimer de cette façon… imaginez simplement comment nous pouvons aimer si nous essayons.

 

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SI…

Rudyard Kipling

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie,
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties,
Sans un geste et sans un soupir.
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles,
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d'un mot.
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n'être qu'un penseur.
Si tu sais être dur sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Lorsque tous les autres les perdront.
Alors les rois, les dieux, la chance et la victoire,
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et ce qui vaut bien mieux que les rois et la gloire,

Tu seras un homme, mon fils.

 

 

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Date de création : 03/05/2008 @ 17:34
Dernière modification : 06/05/2008 @ 23:27
Catégorie : C.R.I.-E.V.H.
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Pensée du jour
 
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L’envie est la plus grande et unique cause de la misère dans le monde d’aujourd’hui. Lorsqu’une personne est heureuse et satisfaite, les autres l’envient et s’efforcent de ruiner sa paix mentale. Lorsque quelqu’un occupe une position élevée, la méchanceté s’élève chez les autres qui inventent des calomnies afin de ternir sa réputation. Ainsi va le monde. Telle est la tragédie de l’ignorance et de l’égoïsme. Ils forcent l’homme à prendre le mauvais chemin et à souffrir de calamités. Prenez le droit chemin ; soyez heureux et rendez les autres heureux. Alors votre nom perdurera même après la désintégration de votre corps.
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