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C.R.I.-E.V.H. - n°08 2007 2° partie

C.R.I. - E.V.H. n°8

2 ième partie

 

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ycoeur43.gif Les nations sont nombreuses, mais la Terre est Une
Les étoiles sont nombreuses, mais le Ciel est Un
Les êtres sont nombreux, mais le Souffle est Un
Les bijoux sont nombreux, mais l’Or est Un
Les religions sont nombreuses, mais Dieu est Un
Les apparences sont nombreuses mais la Réalité est Une.
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Avons-nous besoin de défis?


Un vieux fermier rompu et aguerri était un jour très en colère contre Dieu, bien qu’il fût un grand dévot. Il dit à Dieu dans sa prière matinale: ‘’Il faut dire les choses telles qu’elles sont – cela suffit comme ça! Tu ne comprends pas l’ABC de l’agriculture! Quand il faut de la pluie, il n’y a pas de pluie; quand il n’en faut pas, il n’arrête pas de pleuvoir! Où est la logique là-dedans? Si Tu ne comprends rien à l’agriculture, Tu peux me demander – je lui ai consacré toute ma vie. Donne-moi une chance la saison prochaine; laisse-moi décider et Tu verras ce qui arrivera.


C’est une vieille histoire. A cette époque, les gens avaient une telle foi qu’ils pouvaient parler directement à Dieu et leur foi était telle que la réponse venait immanquablement.

Dieu dit: ‘’OK, tu décides, cette saison!’’

Le fermier décida donc et il était très heureux, car chaque fois qu’il voulait du soleil, il y avait du soleil, chaque fois qu’il voulait qu’il pleuve, il pleuvait et chaque fois qu’il voulait un temps couvert, il y avait un temps couvert.
Et il évitait tous les dangers; tous les dangers qui pouvaient détruire ses récoltes, il les rejetait simplement – pas de tempête, pas la moindre possibilité de destruction pour ses récoltes.

Son blé commença à pousser et à atteindre des hauteurs inédites, du jamais vu, il dépassait la taille d’un homme! Il était très heureux.

Il pensa: ‘’Je vais Lui montrer, à présent!’’

Après la moisson, il fut très étonné. Il n’y avait pas le moindre grain – rien que des enveloppes vides. Que s’était-il passé? Des plantes aussi grandes – assezpour pouvoir donner quatre fois plus de blé que des plantes ordinaires – mais il n’y avait pas le moindre grain. Et brusquement, il entendit rire dans le ciel.

Dieu riait et Il dit: ‘’Maintenant, qu’en dis-tu?’’

Le fermier dit: ‘’Je suis perplexe, parce qu’il n’y avait aucune possibilité de destruction et tout ce qui était utile a été fourni. Et les plantes croissaient si bien et les cultures étaient si vertes et si belles. Qu’est-il arrivé à mon grain?’’
Dieu dit: ‘’Parce qu’il n’y avait pas de danger – tu as évité tous les dangers – il était impossible que le grain se développe. Il a besoin d’épreuves.’’


Nous fuyons tous la douleur et nous recherchons tous le plaisir en oubliant qu’il y a des moments dans la vie de chacun où quelque chose de constructif naît de l’adversité. Lorsque les choses semblent particulièrement mauvaises, cela nous incite à échapper à l’accablement et à réaliser notre force en créant des changements salutaires dans notre monde extérieur ou en nous transformant à l’intérieur et en réalisant notre potentiel caché.


Le mystère de la souffrance:

 « Quand la souffrance vient, pourquoi vous éloignez-vous du Seigneur?
Il vous donne la souffrance pour votre propre bien, pour que votre dévotion progresse. Quand la souffrance vous est accordée, vous recherchez la paix, vous recherchez la connaissance du mystère, vous allez voir les sages pour écouter les différents aspects de la vérité.

Sans la souffrance, la douceur ne peut pas survenir. »

 

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 ycoeur43.gif Toutes les religions n’enseignent que de bonnes choses. Par conséquent, tout le monde devrait suivre sa propre religion et respecter les autres religions. Aucune religion n’est mauvaise. Ce n’est que votre mauvais intellect qui voit le mal dans les autres religions. Ainsi, corrigez votre intellect. Lorsque vous aurez un intellect en état de discriminer, vous ne verrez que l’unité de toutes les religions.  ycoeur43.gif

 

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VOUS VOUS ÊTES TROMPES D’ADRESSE


Un rabbin faisait cours sur la Torah, les Ecritures saintes hébraïques, à quelques jeunes étudiants juifs. Un jour, au cours de leurs études, ils tombèrent sur un verset qui disait:
‘’La personne vraiment évoluée, est celle qui continue à sourire au milieu des plus grandes difficultés.’’

Les jeunes étudiants avaient du mal à prendre cette déclaration pour argent comptant. « Si nous sommes vraiment en difficulté, comment est–il possible pour nous de sourire dans de telles conditions?’ » Demandèrent-ils au rabbin.

Le rabbin ôta ses lunettes et regarda ses jeunes élèves, pensivement. « Pour être parfaitement honnête avec vous », dit-il, « moi-même, je ne peux pas répondre à cette question. La vérité, c’est que moi non plus, je ne puis pas sourire, quand je suis au milieu des difficultés. Lors de tels moments, il semble que j’oublie comment sourire. »

Le silence prévalut dans la classe, alors que professeur et étudiants réfléchissaient à la question.

Le rabbin reprit après une pause. « Toutefois, je crois qu’il y a quelqu’un qui pourrait vous donner la réponse. »
Il se mit alors à parler à ses étudiants d’un vieil homme qui vivait en ville, non loin de la synagogue.

Il avait été abandonné dans son enfance, c’était un orphelin. En grandissant, il avait perdu ses deux jambes dans un accident. Sa vie n’avait été qu’une suite de luttes, une saga de douleur et de souffrance.
« Et cependant », poursuivit le rabbin, « il arbore toujours un magnifique sourire! C’est un être humain merveilleux. Vous devriez aller le voir et lui demander de répondre à votre question. »

Les étudiants étaient fort surpris. En groupe, ils se rendirent chez ce brave homme et frappèrent à sa porte. L’homme qui se déplaçait avec dextérité dans un fauteuil roulant ouvrit lui-même la porte. Il accueillit cordialement les jeunes étudiants et les interrogea sur l’objet de leur visite…

« Monsieur, c’est à propos de ce texte que nous analysons en classe », dit l’un d’eux avec hésitation. « Il parle de la façon dont on doit sourire au milieu des plus grandes difficultés de la vie. Le rabbin nous a dit que vous étiez la meilleure personne pour en discuter. »

Dites-le-nous, s’il vous plaît, Monsieur », ajouta un autre. « Comment continuez-vous à sourire au milieu de tant de souffrance et de douleur? »
Le vieil homme était sincèrement surpris. « J’ai bien peur que vous ne vous soyez trompés d’adresse », dit-il. « J’ai 73 ans et durant toutes ces années, je n’ai jamais eu à faire face à aucune difficulté. Le Seigneur a toujours été bon pour moi et Il m’a protégé dans Sa miséricorde. Comment pourrais-je vous apprendre à sourire au milieu des difficultés? »

Voilà un homme qui vivait dans l’intimité de Dieu.

 

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ycoeur43.gif C'est seulement quand vous développez l'amour et l'esprit de sacrifice que vous comprendrez la divinité qui est dans l'homme.  ycoeur43.gif

 

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LA COLLECTE DES JOUETS


Le temps de Noël approchait, le professeur proposa à ses élèves un projet de collecte de jouets. Ce serait un geste généreux de leur part, de donner un de leurs jouets, pour les enfants malheureux qui ne recevront pas de cadeau.
Après l’école, Nicolas passa soigneusement ses jouets en revue. Il regarda son jeu favori et pensa « Je ne peux donner celui-là, je l’aime trop.

Apercevant ses petites voitures sur le sol il pensa à nouveau « J’aime aussi trop ces petites voitures! » Un par un il joua avec ses jouets et les remit dans la caisse à jouets. « Que puis-je donner pour la collecte de jouets? » Se dit-il.
Il se souvint d’un vieux camion usé à force de jouer avec, qu’il retrouva sur une étagère derrière le débarras. « Ce vieux camion peut encore servir » dit-il en le faisant rouler sur son lit. Il était cabossé et la peinture écaillée. Il l’examinait. « Un enfant devrait être heureux avec ce vieux camion » En marmonnant, il l’emballa dans un papier.

Le lendemain matin, il emporta à l’école son paquet avec le camion. Quand le professeur commença la collecte, chaque enfant apportait son don et le montrait à toute la classe. Comme son tour arrivait, Nicolas devenait nerveux. Tous les autres jouets étaient comme neuf, il réalisait que son camion n’était pas assez beau. « Je n’ai pas apporté le bon » dit-il au professeur avec embarras. « Puis-je apporter l’autre demain? »

Nicolas se précipita à la maison après l’école et alla directement à sa caisse à jouets. Il prit son jeu favori et courut vers sa mère. « Hé Maman! Est-ce que je peux donner ce jeu pour la collecte de l’école? » Sa mère savait combien il aimait ce jeu et elle fut heureuse de sa générosité. « Mais oui Chéri » répondit-elle.

Nicolas dormit toute la nuit avec un large sourire sur son visage et il fit de joyeux rêves.

 

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ycoeur43.gif Vous êtes tous les récipiendaires de l'Amour Divin; partagez-le, répandez-le, exprimez cet amour dans les actes de service, les paroles de sympathie et les actes de compassion.  ycoeur43.gif

 

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LES TROIS PORTES DE LA SAGESSE


Un roi avait pour fils unique un jeune prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la vie, il l’envoya auprès d’un vieux sage.
«Eclaire-moi sur le sentier de la vie », demanda le prince.


«Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable », répondit le sage. « Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre-elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton cœur et dans ta chair. Va maintenant. Suis cette route, droit devant toi. »


Le vieux sage disparut et le prince s’engagea sur le chemin de la vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire:

«Change le monde »

«C’était bien là mon intention», pensa le prince. «Car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas. » Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.

Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du cœur. Il réussit à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.


Bien des années passèrent.
Un jour, il rencontra le vieux sage qui lui demanda: « Qu’as-tu appris sur le chemin? »

«J’ai appris», répondit le prince, « à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas. »

«C’est bien», dit le vieil homme, «utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. » Et il disparut.

Peu après, le prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:

«Change les autres»

«C’était bien là mon intention», pensa-t-il. «Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction, mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. » Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.


Bien des années passèrent. Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le vieux sage qui lui demanda: «Qu’as-tu appris sur le chemin? »

«J’ai appris », répondit le prince, «que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et mes peines, de mes satisfactions et mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses. »

«Tu as raison », dit le sage. «Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux, la vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir. » Et le vieil homme disparut.


Peu après, le prince arriva devant une porte où figuraient ces mots:

«Change-toi toi-même»

«Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire» se dit-il. Et il entama son 3ème combat.

Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.


Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès, mais aussi des échecs et des résistances, le prince rencontra le sage qui lui demanda: «Qu’as-tu appris sur le chemin? »

«J’ai appris », répondit-il, « qu’il y a en nous des choses que l'on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et que l'on n’arrive pas à briser.»
«C’est bien », dit le sage.

«Oui, poursuivit le prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais? Quand trouverai-je le repos? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise. »

«C’est justement ton prochain apprentissage », dit le vieux sage. «Mais, avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. » Et il disparut.


Regardant en arrière, le prince vit dans le lointain, la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait:

«Accepte-toi toi-même»

Le prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi cette porte la première fois, dans l’autre sens.

"Quand on combat, on devient aveugle », se dit-il. Il vit aussi gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui: ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.


Il rencontra le vieux sage qui lui demanda: «Qu’as-tu appris sur le chemin? »
«J’ai appris », répondit le prince, « que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement. »

«C’est bien», dit le vieil homme, «c’est la première Sagesse. Maintenant, tu peux repasser la 3ème porte. »
A peine arrivé de l’autre côté, le prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:

«Accepte les autres»

Tout autour de lui, il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait réellement gêné et contre quoi il s’était battu.


Il rencontra à nouveau le vieux sage qui lui demanda: «Qu’as-tu appris sur le chemin? »

«J’ai appris », répondit le prince, «qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement. »

«C’est bien », dit le vieux sage. « C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. »
Arrivé de l’autre côté, le prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut:

«Accepte le monde »

«Curieux », se dit-il, «que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. » Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer et il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose.

Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard?


Il croisa le vieux sage qui lui demanda: «Qu’as-tu appris sur le chemin? »
«J’ai appris », dit le prince, «que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, mais qu’elle se voit dans le monde.

Lorsqu’elle est enjouée, le monde lui semble gai. Lorsqu’elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement. »

« C’est la troisième Sagesse », dit le vieil homme, « te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le monde.

Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le prince. Le silence l’habita.


« Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier seuil », dit le vieux sage.

« Celui du passage du silence de la plénitude à la plénitude du silence. »

Et le vieil homme disparut...

 

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La maîtrise des sens


Ceci est une méthode par laquelle les exigences des sens peuvent être conciliées et harmonisées. C’est en traitant le bon et le mauvais avec la même égalité d’humeur. Il y a des gens qui manifestent une telle équanimité.


Turkaram en est une illustration.

C’était une sainte personne.
Sa femme était une mégère. Par son calme et sa tolérance, Turkaram s’arrangeait pour rester en unité avec elle. Un jour, il ramena dans sa charrette la récolte de canne à sucre produite dans sa petite ferme.

Comme il rentrait chez lui les enfants du village s’assemblèrent autour de lui et lui demandèrent un morceau de canne à sucre. Dans son infinie bonté, Tukaram permis aux enfants de prendre eux-mêmes la canne sur le chariot. Lorsqu’il arriva à la maison, il ne restait plus qu'une seule tige de canne à sucre. Voyant cela, furieuse sa femme insulta Tukaram elle prit la canne et le frappa avec. La canne se cassa en trois morceaux.

Calmement Turkaram remarqua: «Je ne savais pas comment distribuer la seule canne qui restait aux membres de la famille, tu as résolu le problème. Tu gardes un morceau et tu donnes les deux autres aux enfants. »

Une telle tolérance et équanimité ne peuvent être trouvées seulement que chez quelques âmes élevées.

Ces qualités ne peuvent être acquises que par la dévotion et la foi. Vous n'avez pas besoin de vous sentir découragés à l'idée d'être incapables de contrôler les sens. En développant seulement la dévotion, les sens peuvent être maîtrisés.


Kabir est l’exemple d’un saint homme dans une situation différente.

Sa femme était très pieuse et croyante, totalement dévouée à servir son mari.

Un jour, Kabir maniait son métier à tisser tout en chantant en permanence le nom de Dieu. Soudain, il appela sa femme, il lui dit qu’une fusette s’était cassée et il lui demanda de lui apporter une lampe. Il était midi et quand elle lui apporta la lampe Kabir lui dit qu’elle pouvait repartir avec, qu’il n’en avait plus besoin. Elle la reprit en silence sans aucun commentaire. Avec une telle femme docile Kabir était capable de développer sa ferveur et d’exprimer sa gratitude à Dieu pour Sa grâce.

Vous avez ici deux exemples de saints hommes, qui en dépit de leur situation familiale différente poursuivaient de la même façon leur cheminement Divin.


Ce n’est pas l’entourage qui est important. C’est la pureté des intentions qui comptent. Ne vous préoccupez de votre entourage.

 

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Sainte Thérèse d’Avila, la petite fleur


Sainte Thérèse d’Avila, menait dans un couvent une vie de bonté, de pureté et de service et ceci éveillait de la jalousie parmi les autres religieuses.

Certaines abusaient de sa bonté. C’est une plainte commune, les gens disent, vous nous parlez d’être dans une attitude de pardon, mais si nous pardonnons en permanence les gens en profiteront.

Thérèse ne s’en souciait pas. Elle était au-dessus de cela. Elle se réjouissait lorsque les autres pensionnaires du couvent abusaient d’elle.

Elle ne se sentait pas humiliée, raillée ou agacée.
Certaines ne comprenaient pas son innocence et la qualifiaient de stupidité; elle ne s’en souciait pas. Elle continuait son cheminement qu’elle appelait sa « petite voie »

Elle réalisait que tant qu’elle ne serait pas devenue rien, tant qu’elle ne se serait pas vidée complètement le Seigneur ne l’accepterait pas. Elle comprenait que la clé, la seule clé du but « d’être » est « de ne pas être »
Elle désirait tenir sa cellule propre et ordonnée, mais en son absence certaines salissaient sa cellule avec de la boue et de la poussière.

Elle acceptait cela comme la Volonté de Dieu et jamais une seule plainte sortait de ses lèvres.

Elle était attachée à une charmante petite cruche. Un jour quelqu’un la prit et la remplaça par une autre lourde et fêlée. « C’est mieux ainsi », se dit-elle « je serai libérée de l’attachement aux choses »

Un soir elle ne put trouver sa lampe ce qui l’empêcha de lire. Elle s’assit dans le noir et elle expérimenta la joie de ne rien avoir du tout.

Lorsqu’elle faisait quelque chose pour quelqu’un elle détestait qu’on le remarque. Elle acceptait volontiers le blâme qui revenait aux autres.

Elle n’essayait jamais d’expliquer à sa supérieure que quelqu’un d’autre était coupable Lorsqu’elle était accusée à tord d’avoir cassé un vase, elle embrassait le sol et promettait de faire plus attention.

Elle continuait son chemin et faisait des choses pour une sœur qui était dure envers elle. Thérèse persévérait infatigablement avec patience jusqu’à ce que la sœur acariâtre devienne une fervente et gentille amie.

Elle pardonnait les blessures qu’elle ne méritait pas et dans son cœur il n’y avait rien d’autre que de l’amour en vers ceux qui la considéraient comme une ennemie mais elle pensait à eux en tant qu’enfants de Dieu.

Elle poursuivit son chemin de pardon et devint une sainte.

Aujourd’hui elle brille comme une étoile rayonnante dans le firmament des guides spirituels du monde.

 

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La prière A.B.C.


Chaque enfant vient avec le message que Dieu n’est pas encore découragé par l’homme.

Voici l’histoire d’un petit berger qui gardait ses moutons un dimanche matin et qui entendait sonner les cloches de l’église. En voyant les gens passer le long de la pâture où il était, il se mit à penser en lui-même: « J’aimerai bien communiquer avec Dieu! Mais que puis-je dire à Dieu? » Il n’avait jamais appris à prier. Ainsi il se mit à genoux et commença à réciter l’alphabet… A, B, C, D… Z!

Tandis qu’il répétait plusieurs fois cette prière un homme qui passait par-là entendant la voix du garçonnet et passa à travers les buissons. Il aperçut le garçon à genoux, les mains jointes, les yeux fermés répétant sans interruption l’alphabet.

Il interrompit le garçon : « Que fais-tu mon petit? » demanda-t-il

Le garçon répondit: « J’étais en train de prier Monsieur »L’homme parut surpris et dit, mais tu récites seulement l’alphabet! »

Le garçon expliqua: « Je ne connais aucune prière, Monsieur. Mais je désire que Dieu prenne soin de moi et de mes moutons. Alors j’ai pensé que si je disais tout ce que je connais Il pourrait mettre ensemble les lettres sous forme de mots, et ainsi Il connaîtrait tout ce que je désireet ce que je veux dire. »

L’homme sourit et dit: « Que Dieu te bénisse! » Et il partit vers l’église sachant très bien qu’il avait entendu le plus magnifique sermon qu’il lui serait possible d’entendre ce jour.

Peut-être que si nous aussi, comme ce petit enfant au cœur pur laissons Dieu mettre les lettres comme Il Lui semble bon, comme nous serions heureux!

 

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La petite maison


Il y a de cela bien longtemps un fermier nommé Cohen vivait avec sa femme et ses deux filles. La maison était très petite mais très propre. Monsieur Cohen n’avait pas beaucoup de terre, mais il avait quelques vaches, moutons, une ou deux chèvres, quelques poulets, un âne et un cheval.

Il se servait de l’âne et du cheval pour labourer la terre et sa femme cultivait un petit jardin potager. Monsieur Cohen n’était pas riche mais la famille avait toujours assez d’argent en vendant le lait, le fromage, les œufs et les légumes.

Vous devez penser que Monsieur Cohen était content. Mais ses voisins étaient très riches. Il vivait dans une grande maison avec sa femme, ses enfants et ses serviteurs. Il avait des chevaux qui ne travaillaient pas, ils servaient uniquement pour la promenade.

Madame Cohen était jalouse de la grande maison de ses voisins, de leurs serviteurs et de leurs chevaux qui ne servaient que pour la promenade.
Elle harcelait constamment Monsieur Cohen. Elle désirait une plus grande maison, elle désirait des serviteurs, elle désirait des chevaux de race uniquement pour la promenade. Avec toutes ces tracasseries Monsieur Cohen n’avait pas l’esprit en paix.

Monsieur Cohen n’avait pas les moyens d’acheter une plus grande maison, et il était fatigué des constantes tracasseries de sa femme. Il décida de consulter le Rabbin –l’érudit du village. « Je vais en parler à notre Rabbin » dit Monsieur Cohen à sa femme. ‘Il y aura peut-être un moyen pour nous d’avoir une plus grande maison. »

Aussi un soir après son travail, il se dirigea vers la colline où se trouve la maison du Rabbin. « Bonsoir Monsieur le Rabbin » dit Monsieur Cohen.
« Bonsoir Monsieur Cohen » dit le Rabbin. « Est-ce que je peux vous aider? »

« Oui » dit Monsieur Cohen. Rabbin, vous savez que nous ne sommes pas riches. Nous avons une petite maison que nous entretenons avec les faibles moyens que nous avonsde la vente de nos récoltes, de nos œufs et du lait. Mais ma femme est jalouse de la richesse de nos voisins, de leur grande maison, de leurs serviteurs et de leurs chevaux de course. Tous les jours elle me tracasse pour acheter une plus grande maison, mais nous n’avons pas les moyens d’acheter une plus grande maison. Rabbin avez-vous des suggestions qui me permettraient de lui faire plaisir ?

Le Rabbin réfléchit quelques instants. Ensuite il regarda Monsieur Cohen et dit : « Vous avez des poules, n’est-ce pas ? »

« Oui Rabbin nous avons des poules » dit Monsieur Cohen.
« Bien alors mettez les dans votre maison ce soir »
Monsieur dévisagea le Rabbin. Puis il pensa en lui-même, « Le Rabbin est l’homme le plus érudit de la ville. Si le Rabbin pense que mettre les poules dans la maison peut nous aider, je ne lui demanderai pas pourquoi »

Ensuite Monsieur Cohen retourna chez lui et raconta à sa femme ce que le Rabbin avait dit. Puis il mit les poules dans la maison.

Les poules commencèrent à pousser des cris, et à voler dans toute la maison, les plumes volaient partout. Le matin il y avait des poules partout qui lui barraient le chemin, aussi Madame Cohen se plaignait: « Je ne comprends pas comment mettre des poules dans notre maison peut nous permettre d’avoir une plus grande maison. Peut-être n’as-tu pas bien compris le Rabbin. Retourne et demande-lui à nouveau »

Ainsi, le soir Monsieur Cohen retourna à la maison du Rabbin.
« Bonsoir Monsieur le Rabbin »
« Bonsoir Monsieur Cohen » dit le Rabbin. « Puis-je vous aider ? »

« Oui, Monsieur le Rabbin » dit Monsieur Cohen. « Hier, je vous ai demandé des conseils qui me permettraient de satisfaire ma femme qui désire une plus grande maison et vous m’avez suggéré de mettre les poules dans la maison. Maintenant nous avons des plumes partout et ma femme n’est pas contente du tout. Monsieur le Rabbin pouvez m’aider s’il vous plaît? »

Le Rabbin réfléchit un moment puis dit: « Vous avez des chèvres n’est-ce pas? »
« Oui Rabbin nous avons des chèvres.»
« Bien alors, mettez les dans la maison ce soir » Monsieur Cohen regarda étonné le Rabbin une minute puis redescendit la colline et mit les chèvres dans sa maison.

Les chèvres commencèrent à se plaindre ce qui fait que les poules réagirent aussi. Alors les chèvres commencèrent à tout mâchouiller faisant un véritable désordre. Inutile de dire que Madame Cohen n’était pas contente ce qui rendait Monsieur Cohen encore plus malheureux.

«Retourne chez le Rabbin» Dit Madame Cohen «et demande lui à nouveau. Je suis sûre que tu as mal compris ce qu’il a dit.»

Aussi, le soir suivant Monsieur Cohen regrimpa la colline pour voir le Rabbin.
Le Rabbin lui dit de mettre les vaches dans la maison! Et le soir suivant, il mit les moutons, le soir suivant l’âne, le soir suivant le cheval!

La maison était si encombrée que la famille n’avait plus de place pour s’asseoir ou dormir. C’était si bruyant qu’ils ne s’entendaient même plus penser! Et vous pouvez imaginer ce que cela sentait. Madame était hors d’elle et Monsieur Cohen ne savait plus quoi faire. Le Rabbin ne lui avait jamais donné de mauvais conseil auparavant!

Aussi Monsieur Cohen regrimpa la colline du Rabbin. « Monsieur le Rabbin» dit-il. «Loin de moi l’intention de douter de l’homme éruditque vous êtes, mais c’est devenu impossible de vivre dans notre maison. Et le bruit – Rabbin- vous ne pouvez imaginer combien c’est bruyant! S’il vous plaît Monsieur le Rabbin vous devez m’aider! »

Le Rabbin réfléchit un moment. Puis il dit: «Ce soir sortez le cheval et remettez-le dans le champ»
« Merci, Rabbin » dit Monsieur Cohen. Il dévala la colline et mit le cheval dehors. Mais la maison était encore encombrée. Aussi le soir suivantil retourna chez le Rabbin et lui demanda à nouveau son aide. Le Rabbin lui dit de sortir l’âne de la maison. Le soir suivant le Rabbin lui dit de sortir les moutons, le soir suivant les vaches et le soir suivant les chèvres et finalement le soir suivant les poules.

Lorsque les poules furent parties, Madame Cohen découvrit autour d’elle sa grande maison. «Comme c’est paisible» dit-elle, « et comme c’est charmant et spacieux.» Elle commença à nettoyer sa grande et paisible maison et ne se plaignit plus jamais à son mari!

Le contentement est le plus précieux des trésors et celui qui, dans la vie est toujours content, est le plus riche des hommes. Remercions le Seigneur de ce que nous avons, apprécions le plutôt que de nous comparer avec les autres et de nous sentir misérables. Lorsque nous Lui faisons complètement confiance Il nous donnera toujours les bonnes choses au bon moment.

 

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COMMENT PRATIQUER LA PRÉSENCE DE DIEU DANS

LA VIE DE TOUS LES JOURS

Swami Veetamohananda

Une des disciplines spirituelles les plus aisées et les plus efficaces est d'amener la présence de Dieu au cœur de chaque activité de notre vie de tous les jours. C'est la règle qui convient le mieux pour une vie sainte. Nous savons tous comment Frère Laurent de la Résurrection (1), qui était une personne fort modeste, est devenu une âme illuminée, un saint, par sa Pratique de la Présence de Dieu.

Le propos principal de cette discipline est de cultiver l'habitude d'emplir son âme d'une présence divine permanente et sans cesse croissante. Comment cela peut-il se faire ? Ecoutons Frère Laurent:


"Si nous voulons, dans cette vie, connaître la paix sereine du paradis, nous devons apprendre à nous entretenir avec Dieu d'une manière familière, humble et aimante."

Cette discipline est une forme de Yoga de la dévotion. N'importe quel fidèle d'un Dieu personnel, quelle qu'en soit sa conception, n'importe où dans le monde, peut la pratiquer avec grand profit. Son trait principal est sa simplicité et sa facilité absolues. Prenons de nouveau l'avis de Frère Laurent:
«Les hommes inventent des moyens et des méthodes pour arriver à aimer Dieu. Ils apprennent des règles et créent des formules pour rappeler cet amour et ils se font tout un monde pour s'introduire dans la conscience de la présence de Dieu. Et cependant cela peut être si simple... Il n'est question ni d'art, ni de science. Allons vers Lui comme nous sommes, sans prétention, avec sincérité. »

La vie de Frère Laurent nous propose une grande espérance et une grande inspiration spirituelles. Il est l'exemple éclatant d'un débutant qui, sans aucun don particulier, peut s'élever de la position la plus humble à l'illumination spirituelle la plus haute.

Il a reçu la révélation de Dieu lorsqu'il avait dix-huit ans à peine. Cela lui est arrivé par le plus grand des hasards, en voyant quelque chose de très ordinaire. Un jour, au milieu de l'hiver, il aperçut, dans une prairie, un arbre dépouillé de ses feuilles. Comme il regardait le tronc et les branches dans lesquels la vie s'était assoupie, il fit:«…l'expérience de la vision de l'arbre tel qu'il serait en été, c'est-à-dire couvert de milliers et de milliers de feuilles et de fleurs, puis de fruits».

En même temps que cette vision, il ressentit ce qui ne l'a plus jamais quitté, le sens de la puissance divine et de sa générosité. Comme il réfléchissait sur la manière d'agir de Dieu avec l'arbre, il fut au même instant converti.


Des années plus tard, il a déclaré que cet arbre nu lui avait soudain révélé, en un éclair, le fait de Dieu. Et cela a allumé, dans son cœur, un amour si grand et si total qu'il n'eut plus besoin de croître pendant tout le reste de sa vie. Lorsqu'il fut ainsi convaincu «du fait de Dieu, de sa sagesse, de son pouvoir et de sa bonté», il n'eut pas d'autre souci que de rejeter avec rigueur toute autre pensée afin que chacun de ses actes soit effectué pour l'amour de Dieu.


Nous savons que Frère Laurent a eu des difficultés pour apprendre à son esprit à rejeter ses désirs et ses hésitations. Et qu'il a eu des doutes sur son salut aussi. Mais, malgré toutes ses épreuves et ses tribulations, malgré tous ses doutes et ses hésitations, il s'est tenu à cette seule idée qu'il exprimait ainsi:

«Je suis entré dans la vie spirituelle pour l'amour de Dieu uniquement et j'essaie d'agir en accord avec sa volonté uniquement; quoiqu'il m'arrive, que je sois perdu ou que je sois sauvé, je continuerai dans la voie de Son Amour et de Sa Volonté. Cela, au moins, pourra être mis à mon crédit: jusqu'à ma mort, tous mes efforts auront porté à aimer et à servir Dieu. »


Cette discipline spirituelle, pratiquée par Frère Laurent, nous enseigne à fixer notre esprit sur Dieu et à faire tout notre travail pour lui, avec amour et dévouement. Cela demande d'établir notre esprit dans la présence bénie du Seigneur et de le rappeler à l'ordre lorsqu'il s'éloigne de Lui. C'est, bien sûr, un exercice pénible, mais nous devons persister en dépit de toutes les difficultés.


Nous devons aussi apporter directement à Dieu chacune de nos négligences et n'avoir affaire qu'à Lui seul. Souvent, nous avons aussi l'impression que toute notre vie n'est qu'un combat. Mais lorsque la paix commencera à naître, elle s'installera profondément. La paix intérieure qui abonde en toute chose nous fait avancer vers Dieu, simplement, humblement, dans la foi et l'amour. C'était exactement le cas de Frère Laurent. Il pouvait ressentir la présence de Dieu n'importe où, dans la cuisine, au milieu des pots et des casseroles, dans le vacarme de la vaisselle, comme dans le silence de la chapelle.
Un de ses passages le plus mémorable nous fait entrevoir le niveau d'excellence spirituelle qu'il pouvait atteindre en effectuant le travail qui lui était assigné dans la cuisine.


Il a dit : «Pour moi, il n'y a plus de différence entre le temps du travail et celui de la prière. Au milieu du bruit et de la confusion de ma cuisine, au milieu des ordres de toutes sortes lancés par de nombreuses personnes, je me tiens en Dieu avec une aussi grande sérénité que si j'étais à genoux devant le Saint Sacrement... Pour son service, je tourne la pâte du gâteau dans la casserole posée devant moi. Quand ce service est terminé, je m'agenouille avec soumission devant Lui, car c'est par Sa grâce que j'ai pu faire ce travail. Puis, je me relève plus heureux qu'un roi. Ramasser un brin de paille sur le sol par amour pour Lui me comble. »


Voilà vraiment un pouvoir spirituel supérieur qui se manifeste par l'expression spontanée d'un mouvement constant et indicible vers Dieu.


Les méthodes que Frère Laurent utilisait pour ses pratiques dévotionnelles étaient tellement personnelles et originales qu'une plainte fut déposée contre lui auprès de son supérieur. Les accusations portaient sur son manque d'ardeur en matière de prières, sur son indépendance et ses bizarreries. Une enquête fut menée.


Frère Laurent expliqua comment il s'était entraîné à vivre continuellement dans la présence de Dieu et comment il accomplissait son devoir religieux ou son travail de cuisinier sans perdre sa communion avec Lui. Et plus que cette explication, son expression elle-même, qui reflétait une douceur et un calme intérieur rayonnants fut convaincante.


Voici une lettre pleine de consolation et d'inspiration qu'il a écrite, alors qu'il était malade, à la mère Supérieure d'un couvent:

«Elevez votre cœur vers Lui; Il acceptera la plus petite de vos meilleures pensées de Lui. Vous n'avez pas besoin de crier très fort. Il est plus près de nous que nous ne l'imaginons... Heureux ceux qui souffrent avec Lui... Les gens du monde croient que la maladie n'est qu'une source de souffrances, de chagrin et de détresse, ils ne pensent jamais que c'est une faveur de Dieu. Ceux qui peuvent la considérer comme venant de Lui, comme une partie de Sa grâce et comprendre qu'elle signifie leur salut, ceux-là trouveront en elle douceur et salut. »


Vers la fin de sa vie, il semble qu'il ait eu une vision lumineuse:
«Dans un petit moment, je vais aller à Lui. Quel réconfort je trouve dans la foi ! Ma vision est si claire que je ne peux plus dire je crois, mais je vois. »

Quelques jours avant sa mort, il disait aussi:
«Je ne sais pas ce que Dieu fera de moi. Mais je suis continuellement heureux. Le monde entier connaît la détresse et les souffrances; et moi, qui n'ai aucun mérite, je suis empli d'une telle joie que je peux à peine la contenir. »
Et, paisiblement et sans douleur, il accomplit le grand passage vers une nouvelle phase de compagnonnage avec Dieu


Retenons ceci de l'expérience de Frère Laurent de la Résurrection:
Il n'existe pas dans le monde de façon de vivre plus délicieuse et plus satisfaisante que de pratiquer la présence de Dieu, à tous moments et en tous lieux.


Pour se livrer correctement à cette discipline, il faut vider notre cœur de tout ce qu'il contient et permettre à Dieu, à Dieu seul de le posséder. Et pour qu'il le possède totalement, nous devons accepter de Le laisser libre d'en disposer comme il Lui plaît et Lui permettre de l'utiliser comme il Le veut.
Nous devons renoncer à tout ce que nous aimons qui ne nous conduirait pas à Dieu.


Ensuite, nous n'avons plus qu'à reconnaître Sa présence en nous, Lui parler sans arrêt de nos intentions, implorer Son assistance pour savoir comment nous libérer au mieux de nos devoirs. Offrons-Lui chaque action avant de l'entreprendre et rendons-Lui grâces pour Son aide lorsque nous avons terminé.

- Frère Laurent était d'avis que la façon la plus efficace d'aller vers Dieu était de faire notre travail, non pour plaire aux hommes, mais uniquement par amour pour Lui.

- Il enseignait aussi que séparer le temps de la prière des autres moments de la vie est une erreur. L'action a son importance pour Dieu, tout comme la prière a la sienne.

-Enfin, et c'est ce qui compte le plus, il faut avoir, une fois pour toutes, une confiance illimitée en Dieu, nous abandonner complètement entre Ses mains et être persuadés qu'Il ne nous fera jamais défaut.

-Voilà donc, en résumé, ce que Frère Laurent de la Résurrection considérait comme les faits importants de la vie spirituelle.
Et pour ceux qui désiraient pratiquer la présence de Dieu, il suggérait quatre disciplines principales:

- La première est une grande pureté de vie. Il faut être attentif à ne pas dire, à ne pas faire ou à ne pas penser quelque chose qui déplaise à Dieu. Et si cela arrive, se repentir immédiatement en toute sincérité et humilité et implorer Son pardon;

-La deuxième, une fidélité positive dans la pratique de Sa présence. Il faut garder les yeux de l'âme toujours fixés sur Dieu, avec calme, foi et humilité, avec un amour qui ne laisse aucune place pour l'inquiétude ou le doute.

-La troisième consiste à penser à Dieu lorsque n'importe quel travail, même ordinaire, doit être entrepris. Une prière doit Lui être offerte au commencement, puis il faut se souvenir de Lui pendant tout le déroulement de la tâche et lorsque celle-ci est terminée, Lui adresser des remerciements.

-La quatrième enfin, qui, dans un sens, est une étape ésotérique ou personnelle, est de faire, en silence, l'offrande de mots d'amour. D'une manière de préférence secrète, car cette conversation entre le fidèle et Dieu, n'a besoin d'être connue de personne, des mots tels que «Oh Seigneur ! Je T'appartiens entièrement » ou «Oh mon Dieu ! Fais que mon cœur soit tout à Toi» ou d'autres mots de confiance aimante, en rapport avec les occasions qui se présentent, peuvent Lui être adressés. Il faut veiller à ce que l'esprit ne vagabonde pas parmi les objets du monde, mais qu'il reste fixé sur Dieu.


Si l'on pratique ces disciplines avec constance, cela produira le plus merveilleux des effets sur l'âme, et amènera une profusion de grâce divine. Insensiblement, l'âme deviendra illuminée et habitée de la vision permanente du Dieu aimant et aimé.

Voilà la plus sainte, la plus réelle et la plus inspirante de toutes les façons de pratiquer la dévotion.

Ainsi sont les enseignements merveilleusement simples de Frère Laurent de la Résurrection. Ils peuvent certainement nous inspirer et nous aider à enrichir notre approche personnelle de Dieu.

 

La pratique de la présence de Dieu a été, depuis des temps très anciens une méthode spirituelle préconisée dans la tradition indienne.

La culture de la présence des divinités a atteint son apogée lorsque le fait supérieur de la Réalité, l'identité de l'âme avec l'Esprit Suprême a été découvert. Cependant, seuls ceux qui transcendaient la conscience de leur corps étaient capables de pratiquer cette approche de la Réalité. Pour la grande majorité des chercheurs spirituels, qui ne pouvaient transcender la conscience de leur corps, une approche personnelle d'un Dieu personnel restait l'ouverture à la vie spirituelle.

Dans la Bhagavad Gita (Ecritures Saintes), l'accent est mis fortement sur la nécessité d'une approche personnelle de Dieu.

Et cinq méthodes générales sont recommandées:

1. Comment concevoir Dieu ? Dans le chapitre 9, verset 18, elle nous dit qu'il doit être considéré comme la «finalité, le support, la demeure, le refuge, l'ami, l'origine, la dissolution, le fondement, la maison aux trésors, l'origine impérissable. » Pour résumer, Dieu devrait être considéré comme le centre dont dépend notre existence et à qui notre destinée est liée.

2. La dévotion en tête- à-tête et le culte discret sont prescrits.

3. La consécration de la vie, c'est-à-dire que tout est fait en offrande au Seigneur. «Tout ce que vous faites, tout ce que vous mangez, tout ce que vous offrez en sacrifice, tout ce que vous donnez et tout ce que vous pratiquez sous forme de discipline, faites-le comme une offrande au Seigneur», nous enseigne-t-elle. (ch.9, verset 27)

4. «Prenez refuge dans le Seigneur en toutes circonstances » (ch.11, verset 33) et «Devenez un instrument dans les mains du Seigneur. » (ch.18, verset 62)

5. Et finalement, «Abandonnez toutes les formalités de la religion et plongez-vous dans le Seigneur par un acte volontaire d'abandon personnel. Ne regrettez rien, ne craignez rien. Le Seigneur, c'est sûr, vous sauvera et vous accordera son appui. » (ch.18, verset 66)


La pratique de la présence de Dieu devrait être l'idée dominante de tous les exercices dévotionnels et même de tout ce que nous, en tant qu'aspirants spirituels, faisons, mais il existe plus d'une façon de s'approcher de Dieu.
Dans la voie de la dévotion, le plus important, c'est d'établir notre relation émotionnelle avec Dieu.

C'est la relation la plus intime, la plus sacrée que l'homme puisse jamais avoir. Mais elle a nécessairement besoin d'être d'une seule forme.

Ce peut être celle de la relation des parents avec leur enfant ou de l'enfant avec ses parents, d'un ami avec un ami, d'un serviteur avec son maître, ce peut être l'attitude sereine d'un sage pour le Seigneur ou celle d'un amoureux pour sa bien-aimée.

La forme de relation choisie est le canal par lequel l'amour est amené à s'écouler vers Dieu et elle doit être conservée. Lorsque le fidèle s'est établi dans la forme de relation qu'il a choisie pour chérir Dieu, il lui devient plus facile de cultiver la présence de Dieu.


Sri Ramakrishna a cultivé ces cinq attitudes et, avec chacune d'elles, s'est retrouvé dans la conscience de Dieu et de Dieu seulement. Mais, pour maintenir une communion constante avec le Divin, sa préférence allait à celle de l'enfant envers sa mère. Il cultivait la présence de Dieu en ignorant tout en dehors de sa Mère. Au début, dans la réalité de sa vie spirituelle, il n'y avait que cela, le sentiment tout-puissant et tout absorbant qu'il était l'enfant de la Mère. Il pleurait et pleurait, et insistait pour obtenir sa vision, tellement que la Mère Divine elle-même trouvait difficile de lui résister. Ses yeux étaient devenus fixes dans l'attente de sa vision. Il n'a pas dormi pendant six longues années. Lorsque la présence vivante de la Mère est enfin devenue permanente en lui, il dépendait d'elle pour le plus petit détail. Quand il avait des doutes, il lui demandait conseil. Il est devenu comme un petit enfant. Si quelqu'un lui faisait de la peine, il apportait sa blessure à la Mère et était vite consolé.

Pour lui, Kali, la Mère Divine, était si véritablement réelle qu'il lui parlait sans arrêt, lui demandait son avis, écoutait ses conseils — exactement comme nous le faisons à la maison avec nos parents.

En fait, à une étape plus avancée de la vie spirituelle, la présence de Dieu n'est plus la pratique délibérée d'une idée adoptée, c'est la découverte du fait basique de l'existence. Comme Frère Laurent le disait quelques jours avant sa mort : «Maintenant, je ne crois plus, je vois. » Lorsque l'on atteint cet état, il ne se trouve plus une seule action qui ne soit une adoration de Dieu, qui ne soit pas «les affaires du Père» pour citer Jésus enfant.


Lorsqu'en vous, profondément en vous, vous sentez que vous êtes déserté par Dieu, lorsque vous sentez votre cœur habité par l'obscurité et la sécheresse, lorsque vous sentez que la dévotion vous fuit, lorsque vous voyez que vous êtes assaillis par les tentations et que Dieu n'est nulle part, et que vous vous sentez mourir, à tel point que la vie vous semble sans intérêt, eh bien ! A ces moments, oui, même à ces moments, Dieu est là, présent sous la forme de la souffrance que vous ressentez. Aussi, apportez cette souffrance de votre cœur jusqu'à l'autel et, si vous le souhaitez, pleurez, pleurez jusqu'à ce que vous n'ayez plus de larmes. Peut-être qu'alors, vous découvrirez que Dieu ne s'est éloigné de vous que de la distance à laquelle vous avez choisi de l'éloigner. Et pourquoi l'avoir éloigné ? N'a t'il pas déclaré à maintes reprises qu'il demeurait au cœur de notre cœur ? Qu'avons-nous véritablement fait pour le découvrir ? Avons-nous vraiment rejeté toutes les impuretés sous lesquelles sa voix gémissante est étouffée ?


Alors, comment osons-nous nous plaindre ? Et cependant, si nous le voulons, oui, plaignons-nous ! Mais directement à Lui. Plaignons-nous directement à Son oreille ! Ainsi nous aurons cultivé Sa présence, même pendant Son absence supposée. Le sentiment d'agonie de la séparation d'avec Dieu est aussi une forme d'union avec Lui. Car, en vérité, Il est partout, et tout ce qui existe est Lui.


Maintenant, comprenons comment s'écoule la vie. Elle s'envole. Combien de temps est laissé entre nos mains ? Nous n'en savons rien. Et cependant la vie nous apporte des défis de toutes sortes. Mais le plus grand des défis de la vie, c'est le fait de Dieu. Et nous nous devons de relever ce défi par un autre défi qui est d'inclure Dieu dans chacun de nos actes et d'accomplir chacun d'eux pour Son amour uniquement. Cela peut se faire, car beaucoup l'ont fait. N'en doutez pas!


Donnons à Dieu le sentiment que nous avons conscience de Lui. Pleurons de vraies larmes pour Lui. Pratiquons Sa présence, chutons dans Sa présence s'il le faut et relevons-nous dans Sa présence. Accomplissons tout en Sa présence. C'est Son absence qui est la plus affreuse des infortunes. Croyez-moi, si nous mourons dans la présence de Dieu, notre salut est assuré.
Il n'est pas facile d'imiter ceux dont j'ai évoqué le saint nom. Nos limitations sont nombreuses et nos positions différentes. Mais il est bon de se souvenir qu'il n'existe pas de situation où Dieu n'est pas. C'est pourquoi, il est possible de pratiquer la présence de Dieu car il n'est aucun lieu dans l'univers qui soit oublié de Dieu. Certaines personnes seulement peuvent l'avoir oublié pour un moment.


Voici quelques conseils que chacun de nous peut, doit ou devrait suivre pour pratiquer la présence de Dieu. Et cette pratique nous remplira lentement mais sûrement de force, de réconfort, de joie et d'inspiration:


1) Ressentons le prodige du fait de Dieu.

2) Si Dieu existe et si nous existons, alors, il doit y avoir une relation entre les deux. Découvrons cette relation et cultivons-la de la manière qui nous convient le mieux.

3) Penser à Dieu est une façon de développer cette relation. Pratiquonsune approche joyeuse de Dieu et non des soupirs et des pleurs. Bien entendu, il peut nous arriver de pleurer de temps en temps. Lorsque les larmes lui viennent aux yeux, un héros lui-même ne peut les arrêter. Pleurons alors, sans honte aucune devant Lui. Mais Dieu qui a créé ces fleurs resplendissantes, Dieu qui a peint aux oiseaux des plumes aux couleurs si éclatantes, ne désire sûrement pas être approché d'une manière aussi sombre. Il est possible de beaucoup s'amuser avec Dieu — bien que certaines personnes religieuses paraissent devoir s'évanouir à cette idée. De grands mystiques ont échangé des plaisanteries avec Dieu.

4) Agrémentons notre approche de Dieu. La vie spirituelle ne doit pas devenir monotone, ennuyeuse et trop stricte. C'est pourquoi nous devons penser à Dieu de toutes les manières possibles, avec toute la diversité que nous pouvons imaginer.
Ecoutons ce que dit Sri Ramakrishna:
«Entendez-vous comme cette musique est mélodieuse? L'un des joueurs ne produit qu'un son monocorde sur sa flûte tandis qu'un autre crée des vagues de mélodies dans différents ragas (les tons) et différents raginis (les demi-tons). C'est cette dernière attitude que j'ai choisie. Pourquoi ne devrais-je produire qu'un son monocorde quand j'ai un instrument à sept trous ? Je veux jouer toutes sortes de mélodies sur mon instrument à sept trous. Pourquoi devrais-je me contenter de répéter «Je suis Lui! » «Je suis Lui !» ? Pourquoi dire uniquement : «Brahma! » «Brahma! » ? Je veux appeler Dieu comme j'en ai envie. Je veux me réjouir avec Dieu! Je veux jouer avec Dieu! »
Dans un livre sacré ancien de l'Inde, le Bhagavatam, les différentes façons traditionnelles de se souvenir de Dieu sont décrites : Ecouter la gloire du Seigneur, chanter Son nom, se souvenir de Lui, Lui rendre un culte, L'adorer, communier avec Lui, s'abandonner à Lui — voilà quelles sont les différentes manières de se remémorer Dieu et de pratiquer Sa présence. »
A ces méthodes traditionnelles, Sri Ramakrishna a ajouté pour l'homme moderne conscient de la vie sociale, le grand culte du service. Pour lui, le service des nécessiteux est le plus grand de tous les cultes. C'est celui de l'homme considéré comme Dieu. Swami Vivekananda a interprété ce passage comme l'évangile révolutionnaire du service d'autrui.

5) Pour pratiquer la présence de Dieu, nous devons exercer nos trois facultés, celle de l'imagination, celle de l'émotion et celle de l'action

- «L'imagination d'aujourd'hui deviendra la réalisation de demain», dit Swami Turiyananda, un des disciples directs de Sri Ramakrishna. Aussi, pour commencer, imaginons constamment que Dieu est ici, maintenant, bien que nous puissions ne pas Le voir.

- Tenons pour certain qu'Il est tout amour et c'est pour cela que tout amour est l'amour de Dieu. Priver Dieu d'un peu d'amour, ne nous causera que chagrin et souffrance. C'est pourquoi notre faculté d'émotion devrait s'élever de plus en plus vers Lui.

- Tout le monde agit. L'action est la respiration même de notre vie. Que chaque action soit faite pour Son amour et nous ne respirerons et ne vivrons plus que pour Lui. Ne craignez pas de vivre pour Dieu ! Un fusil ressent-il de la crainte pour les balles qui sont tirées à travers lui ? Nous ne sommes que des instruments. Pourquoi devenir autre chose et perdre la gloire d'être utilisé par Dieu?

6) Enfin, n'allons nulle part en solitaire. Les gens vont dans les parcs avec leur chien et lui parlent sans arrêt et vous savez avec quelle affection. Il est possible d'aller dans le parc avec Dieu aussi et de Lui parler. Nous nous parlons à nous-mêmes de toute façon. Parfois cette habitude devient même pathologique et les gens doivent être enfermés dans des asiles. Mais si nous pensons que Dieu est toujours avec nous, dans notre cœur, et si nous Lui offrons notre cœur, nous trouverons la consolation et la paix. Frère Laurent disait:

"Lorsque vous ressentez un trouble intérieur, appelez le Seigneur qui est assoupi dans votre cœur, Il se réveillera et les ondes de paix reviendront en vous. »

Lorsque nous doutons, lorsque nous souffrons, lorsque nous sommes troublés et confus, fermons notre porte, allons au plus profond de notre cœur et posons notre problème devant le Seigneur pour lui demander conseil. Ne parlez jamais d'aucun problème à personne avant de vous être confiés au Seigneur dans votre cœur. Et vous serez surpris du petit nombre dont vous aurez à parler ensuite.

Sri Ramakrishna disait:
«Si vous portez la Mère Divine dans votre cœur, vous serez incapables de faire une mauvaise action, même si vous vous trouvez dans un mauvais lieu. »

Il y a une infinité de façons de cultiver une communion intérieure avec Dieu et de la développer. Un sage s'adresse ainsi à la Mère Divine : ´ Lorsque l'on pense à Vous dans un moment difficile, Vous supprimez la peur. Lorsque ceux qui sont sans problème se souviennent de Vous, Vous leur accordez Vos faveurs. »

Vous connaissez maintenant le plus précieux des secrets pour pratiquer la présence de Dieu. Lorsque vous êtes en difficulté, lorsque la tempête souffle sur vous, criez vers Lui. Il vous répondra, il n'y a aucun doute, Il vous aidera. Mais un travail spirituel créatif se réalise aussi lorsque nous n'avons pas de problèmes particuliers et que nous pensons à Lui, que nous L'appelons et que nous Le supplions avec ferveur. Cela nous donne une forme d'esprit qui se dirige spontanément vers la Réalité. Avec cette forme d'esprit, nous ne croirons plus, nous verrons, comme le disait Frère Laurent de la Résurrection.


(1) Nicolas Herman, né en 1614 en Lorraine. A 18 ans, il s'engage dans l'armée. Sévèrement blessé, il doit quitter l'armée et travaille comme valet de pied à Paris. En 1640, il entre au Monastère des Carmes Déchaussés sous le nom de Frère Laurent de la Résurrection. Il est mort en 1691

 

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COMMENT SAURAS-TU?


COMMENT SAURAS-TU QUE JE SUIS PRÈS DE TOI?


Lorsque, la nuit, la chaleur est étouffante et que tout est tranquille,
À la première brise qui effleure ton visage, c'est Moi qui te caresse,

Pense à Moi

Lorsque les affres de la faim sont calmées et que ta solitude se teinte de bonheur,

Pense à Moi...

Lorsque ta bouche est sèche, que tu as du mal à parler,
À la première gorgée d'eau fraîche,

Pense à Moi.

Lorsque l'ombre de la mort recule devant le regard souriant d'un bébé,

Pense à Moi..

Lorsque Je baigne ton visage de gouttes de pluie et que Je lave la terre et les feuilles sèches,
Au tout premier parfum qui se dégage d'une claire averse,

Pense à Moi...

Lorsque ton regard pourtant ferme, est las, tout à coup, des cruautés de l'existence,
Au tout premier clin d’œil du soleil, c'est Moi qui te réconforte,

Pense à Moi...

COMMENT SAURAS -TU QUE TU ES PRÈS DE MOI ?


Lorsque les rayons du soleil t'ont brûlé la peau et ont roussi la terre, que le sable et la poussière piquent tes yeux, que pas l'ombre d'une ombre ne te protège..

Et tu M’aimes

Lorsque tu as faim et que tu es seul au monde...

Et que tu M'aimes..

Lorsque tes lèvres sont gercées, ta langue est comme l'argile, ta gorge serrée et qu'il n'y a pas d'eau, pas même un mirage en vue…

Et que tu M'aimes

Lorsque tu serres dans tes bras un enfant dont les yeux t'implorent, qui pleure et qui se meurt...

Et que tu M'aimes...

Lorsque Je t'arrache tes biens les plus précieux et qu'à la première perte, les ténèbres t'envahissent et te font chanceler...

ET QUE TU M'AIMES.

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Vous pouvez terminer cette lecture avec le diaporama:

Ö Bien-Aimé de mon âme

 

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Date de création : 11/12/2007 @ 14:29
Dernière modification : 06/05/2008 @ 15:31
Catégorie : C.R.I.-E.V.H.
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Pensée du jour
 
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L’envie est la plus grande et unique cause de la misère dans le monde d’aujourd’hui. Lorsqu’une personne est heureuse et satisfaite, les autres l’envient et s’efforcent de ruiner sa paix mentale. Lorsque quelqu’un occupe une position élevée, la méchanceté s’élève chez les autres qui inventent des calomnies afin de ternir sa réputation. Ainsi va le monde. Telle est la tragédie de l’ignorance et de l’égoïsme. Ils forcent l’homme à prendre le mauvais chemin et à souffrir de calamités. Prenez le droit chemin ; soyez heureux et rendez les autres heureux. Alors votre nom perdurera même après la désintégration de votre corps.
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